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17/11/2008

Les erreurs de droit du Procureur Tchimou

Me Roger Ouégnin (1).JPG

L'affaire opposant le Barreau de Cote d’Ivoire au Procureur Tchimou au sujet de l’affaire Emmanuel Assi se résume à des erreurs de droit commises par le Chef du Parquet d’Abidjan.
L’on sait que ce dernier a cru pouvoir contraindre physiquement le Bâtonnier Assi à restituer les biens litigieux, en vertu d’une décision du juge des référés mettant cette obligation à sa charge.
N’importe quel étudiant en droit, deuxième année, sait pourtant déjà que les obligations de faire se résolvent par dommages et intérêt (art.1142 c.civ) et ne sont pas susceptibles d’exécution forcée : pour des raisons évidentes ayant trait a la dignité et au respect de la personne humaine, il ne peut en effet être question de contraindre le débiteur d’une obligation de faire (en l’occurrence, restituer des biens) à s’exécuter.
D’ailleurs, la plupart des législations au monde ont banni de leur droit positif la contrainte par corps en matière civile.
L’on dit ainsi que l’obligation de faire n’est susceptible que d’une exécution volontaire, ou en cas de refus d’exécution, d’une sanction civile consistant en des dommages et intérêts.
L’on comprend donc très mal que le Chef du Parquet d’Abidjan ait cru pouvoir requérir la force publique a l’effet de se saisir de la personne du Bâtonnier Assi et de le contraindre à restituer les biens litigieux, en violant délibérément la règle sus-exposée, sauf bien sur a conclure qu’il l’ignorait … ?
Le malaise est d’autant plus grand qu’en saisissant le Tribunal de sa demande, tendant à obtenir l’obligation de restitution, PETROCI a demandé et obtenu que l’inexécution de cette obligation soit sanctionnée par une astreinte comminatoire par jour de retard mis a s’exécuter. L’ordonnance de référé comportait donc en son propre sein la peine civile octroyant d’avance les dommages et intérêts sanctionnant son inexécution.
En outre, en cas d’inexécution prolongée, PETROCI avait la possibilité de revenir devant le juge des référés pour obtenir l’autorisation de procéder elle-même à l’enlèvement des biens revendiqués (art.1144 c.civ).
Toujours est-il qu’en l’état de la décision rendue, le Procureur de la République ne pouvait sans violer la loi et les principes généraux du droit, recourir a la force publique pour tenter de contraindre une personne humaine à exécuter de force une obligation de faire.
Ce faisant, et outre l’erreur de droit ci-dessus, le Chef du Parquet a violé le domicile professionnel d’un Avocat au mépris des règles régissant la profession, fait séquestrer et tenté d’enlever ledit Avocat, entrainant dans ses errements les pauvres policiers commis a ces taches peu glorieuses.
Cet évènement malheureux est, hélas, le dernier d’une liste d’incidents et d’humiliations quotidiens infligés aux Avocats par le Chef du Parquet et certains de ses subordonnés, qui leur vouent une haine viscérale et toute corporatiste, ce qui explique la réaction du Barreau.
L'attitude hautaine du Parquet pendant la crise, puis pendant les jours suivants, refusant de reconnaitre ses erreurs et narguant ouvertement le Barreau et même sa hiérarchie n'a fait qu'envenimer a l'extrême une situation qui demeurait encore "rattrapable"

Humanum fuit errare, diabolicum est per animositatem in errore manere » : « Commettre des erreurs est le propre de l’humain, mais il est diabolique d’insister dans l’erreur par orgueil ».

Augustin d’Hippone

15/11/2008

N’Gahane : Mirage Obamanien en France.

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A chacun ses rêves et leur réalisation. Sarko ne pouvait rester plus longtemps inactif après la victoire de son « copain » nègre d’outre-atlantique (amitié très neuve, et trop kpakpatoiesque du....), il lui fallait bien trouver quelque chose et quelqu’un pour montrer que lui et ses compatriotes ne sont pas aussi racistes qu’on le dit : maintenant que la plus grande puissance du monde, ou l’on rôtissait volontiers les nègres après les avoir pendus a franchi le rubicond, il lui fallait donner dare-dare un signal d’ouverture.
Appointer un nègre comme Préfet, quelle grandeur d’âme !
Merci grand frère Sarkosy, grâce a toi, le Cameroun pourra aussi avoir un jour férié pour la nomination d’un de ses fils a une si haute fonction, et même, ça va rêver fort dans les chaumières de Douala et Yaoundé sur la probabilité d’obtenir plus facilement des titres de séjour longue durée dans ce département « négrifié » ou tu viens de placer leur frère…
En attendant, on verra si les petits flics de Paris et d’ailleurs dans cette France devenue brusquement si « ouverte » arrêteront d’épingler les gens au faciès avant de les réexpédier dans leurs arbres en Afrique...

On croit que les rêves, c'est fait pour se réaliser. C'est ça, le problème des rêves : c'est que c'est fait pour être rêvé.

Coluche

03/11/2008

p.A.N.i.C

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Les imprécations du Révérend Isaac Mokoena (All African Federation of Churches) contre les opposants de Zuma, qui serait le choix de Dieu lui-même n’y auront rien fait : l’ANC est en train de se vider d’une partie de ses membres, a l’appel d’une dissidence manifestée lors du bruyant limogeage de Thabo M’Beki, mais dont la naissance véritable remonte aux lendemains du Congres de Polokwane, qui avait vu la résurrection de Zuma et sa prise de pouvoir intégrale au sein du parti historique de la lutte anti-apartheid.
Jacob Zuma, ses scandales a répétition et ses choix politiques douteux dont le dernier fut son auto-amnistie par un parlement a ses ordres mettant fin a toutes les investigations entreprises contre lui et ses amis, mouillés dans des affaires de corruption était décidément devenu infréquentable pour le clan des supporters de Thabo M’Beki, mis a l’écart depuis la purge de Polokwane.
Ceux-ci ont compris qu’un ANC – complètement noyauté et aux ordres de Zuma et donc impossible a retourner - éclaboussé par les « affaires » et en pleine décadence morale ne serait certainement plus crédible dans une société multiraciale sud-africaine ou le seul mérite d’avoir été le parti historique ne suffira plus à garantir une quelconque prépondérance.

14/10/2008

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Bon. après avoir glosé sur les migraines des autres, intéressons nous à celle qui laboure nos pauvres crânes en cette période électorale : qui choisir parmi ces candidats qui se bousculent pour avoir nos suffrages, mis à part bien sûr Soro qui n'est pas - cette fois - candidat, du moins pour l'élection officielle. (soit-dit en passant, quelqu'un pourrait-il m'expliquer sa posture ?)

Dans le désordre nous avons :

Bédié, alias N'Zuéba : héritier présomptif éconduit par Gueï Robert, lui-même en mission commandée par qui vous savez, il languit de récupérer son siège (Akan) et tout l'or que la soldatesque lui aurait dérobé à Daoukro et Kukuran'Dumi (orthographiée a dessein comme cela...). Remercié publiquement par FHB pour surfacturation, l'on connaît désormais la (mauvaise) réputation qui lui colle à la peau : il a mangé trop d'arachides et son appétit se serait plutôt aiguisé ces derniers temps... Lui confier les clés du trésor pourrait nous coûter très cher, sans compter que ce serait renouer avec 40 années d'un pouvoir PDCI, vieux parti revanchard qui n'a pas fait sa mue et considère encore la Côte d'ivoire comme sa propriété. entré en alliance objective avec la rébellion politique au sein d'un RHDP constitué sous les auspices et l'adoubement de la France, notre ennemie commune et permanente, il a aussi commis l'erreur de lier son destin avec la rébellion militaire en militant contre le pays au sein du G7. Sa base électorale traditionnelle (Centre) a le plus souffert des atrocités commises par les rebelles. L'on se souvient de la mise à mort des danseuses d'Adjanou à Sakassou, qu'il a eu beau jeu de condamner a posteriori, au moment où il a le plus besoin des voix des survivants mais personne dans ce coin n'oubliera qu'il a endossé ces crimes en s'alliant avec la rébellion.

Alassane Ouattara, l'héritier présomptueux. ADO pour ses ouailles, je le surnomme affectueusement Jolly Jumper pour son habileté (internationalement) reconnue à grimper les murs de clôture des ambassades quand il s'agit de se mettre à l'abri. Parachuté en politique et en Côte d'Ivoire par une erreur magistrale de FHB, concédée apparemment sur l'oreiller à son ex qui deviendra l'actuelle d'ADO, il a voulu entrer par effraction au Palais et s'asseoir sur un fauteuil présidentiel encore chaud après le décès de son bienfaiteur, à qui il avait pourtant juré de ne JAMAIS s'impliquer dans la politique de ce pays. Habituel des raccourcis, il organise une résistance éphémère avec Yacé pour tenter de capter l'héritage de N''Zuéba qui refusera de s'en laisser conter : exit donc ADO qui subit ensuite une vendetta en règle de son rival et jure de se venger en éructant "je frapperai ce régime et il tombera". La suite on la connaît, ainsi que son cortège de morts, de violences, d’humiliations pour la nation tout entière. Père et bénéficiaire de la rébellion qui reprend à son compte tous ses thèmes accusateurs d’exclusion, de xénophobie et de « racisme » anti-musulman pour justifier sa prise des armes, il en obtient – à défaut du pouvoir – ce que le cœur des ivoiriens lui avait toujours refusé, le droit de se présenter à l’élection présidentielle. Le voici donc devant nous, celui qui était autrefois citoyen Voltaïque, puis Burkinabé, et se retrouvant aujourd’hui ivoirien, demain peut-être Japonais comme Alberto Fujimori son alter ego (ex)Péruvien… Donner nos suffrages à ce despérados, qui a renié sa patrie serait suicidaire…

Gbagbo, alias Garçon pile! : courageux, intrépide, outsider sorti des urnes censées départager les deux héritiers qui auront finalement été empêchés de participer aux élections, il est arrivé au pouvoir grâce à une réaction du peuple contre le « bluff » de Gueï. Depuis, il a dû faire face à la furie des héritiers qui, oubliant pour un temps leurs rancœurs, se sont associés avec la France et ses satellites pour instrumentaliser l’ONU et la communauté internationale dans une opération de déstabilisation inédite avec pour objectif de virer cet « ex-taulard » par tous les moyens. La conspiration locale et internationale s’est révélée être un cuisant échec pour ses inspirateurs et ses bénéficiaires grâce à la combativité et à la roublardise de cet « animal de brousse » comme il aime à se désigner lui-même. L’ex-pensionnaire des geôles de Séguéla et de la MACA les a tous usé et s’est maintenu au pouvoir même au-delà de son mandat. Fin politicien, il s’est pourtant révélé un piètre gestionnaire de la chose publique. Ayant juré de démystifier le pouvoir, il l’a ramené sur les trottoirs, en le dépouillant de tout ce qui en fait la force, au point de lui-même de se discréditer aux yeux de ses pairs et de son peuple par des attitudes et des actes peu réfléchis. Champion des bourdes monumentales dans sa communication, il laissera des souvenirs impérissables dans la mémoire des téléspectateurs qui l’auront vu pieds nus dans une chambre présidentielle au lit défait et en train de danser le coupédécalé à la rue princesse pendant que le peuple s’échinait à crier sa misère face à l’envolée du coût de la vie. Trop politicien, il s’est trop vite coupé de son peuple dont il a, semble-t-il, oublié les difficultés. Incapable d’instaurer l’ordre dans la partie du pays dont il a conservé le contrôle ( ?) il a laissé la gabegie, la corruption et l’immoralité s’installer et prendre racine : les nombreux immondices qui jonchent les rues d’Abidjan et d’ailleurs ne sont que l’expression de l’état de pourrissement avancé – certes amorcé avant lui - atteint par notre société sous son règne et que seule la guerre ne suffit pas à expliquer. Homme de la résistance, j’ai peine à croire qu’il puisse se révéler un bon dirigeant pour notre pays, même en temps de paix !

Alors bonjour la migraine devant les urnes, quant il s’agira de choisir entre la peste, le sida et le choléra : les trois maladies sont mortelles, mais certaines laissent plus de chances d’en réchapper que d’autres.

A vous de voir…


13/10/2008

Photo-migraine

trio fou.jpg Voici une photo qui rassemble trois chefs d'Etats rebelles, qui donnent le tournis a la France (Gbagbo), a la Grande-Bretagne (Mugabe) et a ... la France (Kagame).

Tenez-bon les gars !

05/10/2008

Zuma L'Homme-Douche

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Cette caricature, parue dans l'un des journaux Sud-Africains a la suite de la décision controversée d'un magistrat renvoyant Jacob Zuma des poursuites engagées contre lui pour corruption cause d'immixtion de la part du Président Thabo Mbeki est plus que parlante.
Le dessinateur Zapiro a implanté un pommeau de douche au sommet du crane de Zuma, en méchante référence a la douche salvatrice qui selon lui l'aurait protégé du SIDA après des rapports sexuels avec une séropositive, laquelle l'avait ensuite accusé de viol.
Poursuivi, Zuma avait été relaxé, non sans que cette affaire glauque de rapports non protégés avec une séropositive ait considérablement choqué les opinions locales et internationales et gravement porté atteinte a son image.
Qu'importe, Zuma, l’autodidacte ex-chef des services de renseignements de l’ANC reste très populaire au sein de son parti et son récent non-lieu démontre qu'il détient des arguments et des soutiens assez puissants pour « se faire » dame Justice, a deux reprises et dans un délai aussi bref.
Comme on le voit sur la caricature, il s’agit d’un viol en réunion, Zuma étant encouragé par toutes les branches syndicale (Cosatu) et de jeunesse de son parti, qui paralysent la Justice et excitent leur leader à commettre ce crime odieux.
Pour ma part, j'aurais bien vu Sarkozy ou au moins, le patron de Thalès dans cette bande de tristes sires : Thalès, grande industrie d'armement détenue a 28% par l’Etat français et au cœur des dispositifs français et britannique du commerce mondial des armes est en effet le premier bénéficiaire de cette décision de non-lieu et des déboires de Thabo-Mbeki.

22/09/2008

L'Affaire M'Beki : un coup d'Etat francais

mbeki3.jpgLa France tient enfin sa revanche : elle vient de reussir d'une pierre trois coups :

1) faire cesser les enquêtes encombrantes et humiliantes de la Justice Sud Africaine contre les opérations de corruption dans l'acquisition des marches d'armement menées par son porte-flambeau en la matière, la société Thalès, anciennement Thomson-Csf, qui s'est déjà rendue tristement célèbre dans la fameuse affaire des frégates vendues a Taïwan,
2) mettre au placard le Président M'Beki, celui dont le soutien intelligent et déterminé a la Cote d'Ivoire a fait échouer son plan de reconquête coloniale et toutes ses stratégies de destruction meurtrières,
3) remettre en selle son agent, Jacob ZUMA, celui qui pour 60.000 Euros de "pourboire" annuel, s'était engagé a protéger de toutes poursuites judiciaires les petites affaires sales d'armement dans son propre pays.

En acceptant un salaire d'une puissance étrangère, au détriment de son honneur, de son passé de militant de l'indépendance et de celui de la Justice de son propre pays, Jacob ZUMA est devenu un Agent de la France.

C'est sans doute a cette dernière qu'il doit la surprenante décision de non-lieu qui lui a permis d'obtenir de son parti le renvoi pur et simple de celui qui avait osé, par principe, exiger de lui qu'il démissionne de sa fonction de vice-président pour répondre des accusations qui pesaient contre lui.

Si ce ZUMA parvient au pouvoir en 2009, la Cote d'Ivoire aura perdu son soutien le plus déterminant en Afrique et pourrait faire face a une autre offensive de reconquête française..

L'Afrique digne vient de prendre un sale coup !

Oser se faire respecter (2)

wade1.jpgWade, le vieux singe de Dakar, a décidé de montrer à Sarkozy qu’il ne s’appelle pas Gbagbo.
Les dernières pressions de Paris sur le Sénégal, en forme de mandats d’arrêt internationaux visant de hautes personnalités de l’Etat sénégalais, en fonction lors du drame du Joola viennent de provoquer l’ire de Dakar.
Wade lance une contre-offensive cinglante en poursuivant a Dakar a la fois le juge français émetteur des mandats pour forfaiture et les premier ministre et ministre de l’intérieur français, jean-louis Raffarin et Dominique de Villepin, pour leur responsabilité présumée dans la mort de deux sénégalais, « braisés vifs » dans l’incendie de leur hôtel parisien alors qu'ils étaient aux affaires.
La logique du Goorgui est implacable : la responsabilité des politiques sénégalais recherchée par Paris dans la survenance du drame du Joola est de même nature que celle que Dakar impute a son tour aux politiques français dans les incendies (criminels ?) a répétition qui ont causé des victimes africaines et notamment sénégalaises dans la capitale française.
Si Paris poursuit Dakar, Dakar peut aussi poursuivre Paris.
Des Ivoiriens sont aussi morts dans ces incendies, mais on le sait désormais: en Cote d’Ivoire on se fiche des Ivoiriens que la France peut assassiner impunément !

Il ne dépend pas de nous de n'être pas pauvres, mais il dépend toujours de nous de faire respecter notre pauvreté.

Voltaire

06/08/2008

Oser se faire respecter

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En menant a terme, malgré les protestations anticipées de la France assassine, sa propre enquête sur le génocide de 1994, pensé et minutieusement exécuté depuis les officines des bords de seine, par Hutus interposés, le Rwanda vient a nouveau de se faire respecter.

Il démontre, dans un rapport de 500 pages extrêmement documenté et précis, le rôle et l’implication étroite, parfois au corps-a-corps de la France esclavagiste, raciste, assoiffée du sang nègre innocent, qui s’est personnellement et directement impliquée dans le génocide conçu dans ses moindres détails par Mitterrand et ses amis et exécuté par son armée et ses services spéciaux dont le sinistre Commandement des Opérations Spéciales (COS) du General Poncet de triste mémoire en Cote d’Ivoire, avec l’aide ou au moins la bénédiction malveillante de l’ONU, son éternelle alliée dans ses œuvres ténébreuses.

Au delà des hommes qui ont conçu la doctrine génocidaire Hutue (les Hutus avaient bon dos en ce temps-la) et des militaires ou autres civils de l’ombre qui l’ont mise en œuvre, c’est toute la France, en tant que nation, qui est coupable du sauvage déferlement de fureur imbécile qui a décimé les collines de ce vert pays d’Afrique.

Tous ses politiques de tous bords, sa presse complice et muette, ses juges sans honneurs qui s’attachent a dissimuler la vérité qu’ils sont censés établir, ses soldats depuis longtemps lobotomisés, robotisés et dépourvus de tout sens moral sont coupables des crimes horribles qui ont été perpétrés au nom de sa grandeur et de son influence.

Ils sont coupables de chaque meurtre, de chaque crâne brisé, de chaque gorge tranchée, de chaque femme éventrée, de chaque enfant dépecé, de chaque fillette violée.

Le Rwanda, en décidant de poursuivre et juger les responsables français impliqués ou responsables de ce génocide, devrait étendre ces poursuites aux bureaucrates vampires de l’ONU, au premier rang desquels le célébrissime Koffi ANAN, alors en charge des opérations de maintien de la paix de l’ONU, qui a tout simplement fait place nette aux tueurs, en donnant l’ordre a ses forces de se replier, achevant le travail de sape mené par la France au Conseil de Sécurité pour éviter l’envoi de renforts onusiens.

Le massacre devait avoir lieu. A huis-clos !

« Ce monde, dirigé par les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, a facilité et encouragé le génocide. Jamais ces pays ne parviendront à laver le sang des Rwandais qui souille encore leurs mains. »

General Romeo Dallaire, Ex-Chef des Forces de l’ONU au Rwanda.

25/07/2008

La basilique de Bongo

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Saura-t-on jamais ce qui pousse vraiment les autocrates africains à se muer, à la fin de leur vie, en batisseurs de cathédrales ?
Après Houphouet et sa basilique, voila que notre rigolo de service, l'inénarrable Omar (ex-Albert) Bongo se pique de vouloir bâtir sur les collines de Libreville, une basilique capable d'accueillir plus de 4500 fidèles, et d'une valeur de +70 millions de dollars.
Bongo veut-il, par cette action d'éclat se racheter de ses nombreux péchés y compris celui d'avoir apostasié en se convertissant à l'Islam ou bien souhaite-il ajouter un dernier péché d'orgeuil à son existence, en voulant laisser une trace de son passage sur cette terre ?
Dieu seul le sait !
En attendant, c'est le contribuable Gabonais qui prendra en plein dans les gencives cette opération de (tentative) de réconciliation au sommet...