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06/05/2012

Hollande élu: la Côte d'Ivoire change de Gouverneur

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Nationaliste aigri, je me suis constamment gardé de toute pâmoison au vu des sondages annonciateurs de la débâcle sarkozienne à ces élections présidentielles françaises. J'ai en effet le tort de considérer que la France est une puissance étangère et que ses élections ne devraient pas me regarder. Le problème est qu'elles me regardent, ces élections, et de haut même. Alors maintenant qu'elles s'achèvent avec l'éviction de ce nain arrogant et meurtrier, dont les mains sont ensanglantées du sang de tant d'ivoiriens, je ne vais pas me priver du plaisir d'éructer un peu de ma bile, histoire de soulager un peu ma vieille vésicule.

Sarkozy vient d'être chassé du pouvoir par le peuple français. Grand peuple en vérité, qui n'a pas toujours les présidents qu'il mériterait mais qui a au moins le bon goût de s'en débarrasser lorsqu'ils finissent par lui déplaire. Et alors ? Faut-il, comme on l'a vu ces derniers jours dans la presse bleue, se réjouir virtuellement d'un effet contagieux de la chute du Hongrois sur le pouvoir qu'il a installé en Côte dIvoire ? Certes non, car il y a longtemps que j'ai perdu toute illusion sur la capacité éventuelle de la France de se faire hara-kiri.

Sarko ou Hollande, ce sera, sur ce chapitre, hélas, kif-kif bourricot. Etat profondément raciste et esclavagiste, la France ne se nourrit et ne s'engraisse que sur les pauvres indigènes de son empire colonial, nous exploitant sans merci  en nous regardant droit dans les yeux, car, se dit-elle, elle a acquis droit de souverainté sur nous, ad vitam aeternam. Et ce ne sera pas le simple changement de président ou bientôt, de majorité qui y changera quoi que ce soit. Il faudra continuer d'assurer au bon peuple de France les RMI, RSA, alloc, aide, ASSEDIC et autres, financés par la sueur et le sang de ses esclaves d'outre-mer. A moins que...

... A moins que les ivoiriens ne décident vraiment, une fois pour toutes, de renoncer à des chimères humanistes, à croire que la liberté se donne pour enfin se lever pour SE libérer. Oui, car personne et certainement pas Hollande ou le PS, ne nous donneront cette liberté qui ne se savoure pleinement que lorsqu'elle est arrachée.

Alors, on y va ?

30/03/2012

La France au coeur du problème Touareg et du coup de Bamako

 

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1957. Un empire colonial sur le déclin, pressé de toutes parts de laisser aller les peuples et territoires qu’elle tient sous sa domination et qu’elle exploite sans retenue depuis des lustres ;

Un vaste territoire, le Sahara, scandale géologique et minier dont les richesses avaient depuis fort longtemps été minutieusement inventoriées – qui est fou ? - par la puissance coloniale, la France, pour ne pas la nommer, enclavé au milieu de colonies en passe d’être "perdues" à cause du puissant mouvement de décolonisation en cours, alimenté par la guerre froide, une ONU encore a cheval sur les principes de liberté et de souveraineté des peuples sur lesquels elle a été fondée et surtout un désir exacerbé des peuples colonisés a redresser la tête, trop longtemps courbée, regard figé sur les souliers des colons.

Un peuple nomade et fier, les Touaregs, descendant des Berbères, blancs de peau, jaloux de leur indépendance et très peu enchantés par l'idée d’intégrer des Etats en formation dans lesquels leur statut de minorité les confinerait à jouer les seconds rôles et surtout, comble d’indignité, a être dirigés par une majorité de Noirs, dont ils faisaient encore commerce il n’y a pas si longtemps.

Des Etats en formation, dont l’Algérie qui a engagé trois ans plus tôt une guerre de libération, sur lesquels la puissance coloniale craint de perdre tout contrôle et surtout l’accès à des ressources minières et pétrolières sans lesquelles sa survie est menacée à court terme ;

Voici le contexte spatio-temporel dans lequel la France mettra en œuvre un plan diabolique pour rester maîtresse du destin et des richesses de ces peuples qui nourrissent des velléités d’indépendance, oubliant que, tombés jadis sous sa suzeraineté, elle ne les laisserait jamais partir, quoiqu’il lui en coûte.

Surfant sur le racisme anti noir des populations Touaregs et s’appuyant sur des auxiliaires locaux à la conscience fortement atténuée par quelque espèces ou promesses de grandeur, la France promulgue cette année une loi dont le projet, introduit un an plus tôt et défendu par Houphouët-Boigny, créant une ORGANISATION COMMUNE DES REGIONS SAHARIENNES (OCRS), sous le prétexte candide de mutualiser les moyens nécessaires a l’exploitation des immenses richesses de ce territoire, occultant bien entendu que cette exploitation devrait se faire au profit exclusif de la France.

Ce projet, constituait la version la plus édulcorée mais sans doute la plus fumiste de propositions plus violentes, toutes introduites et discutées en 1956, dont notamment celles consistant à faire de cette région des départements français ou encore a les proclamer « territoires français »[1].

Il s'agissait clairement de la mise en œuvre délibérée d’une politique coloniale « berbériste » et « pan-Touarègue », bâtie sur les thèses du Père Charles de Foucault, développées au début du siècle, et plaçant les Touaregs au centre de la politique coloniale française dans la région[2] que tous s’accordaient à reconnaitre  comme constituant « la clé de voûte » des intérêts et de la domination française en Afrique, elle même appuyée sur une curieuse justification de ses «droits» sur ces territoires et peuplades, mélange de fourberie, de sentimentalisme et, excusez du peu, de Charia, car la France : "peut, en droit international, se targuer d'une sopuveraineté établie par l'occupation effective. Elle peut aussi faire valoir la parole même du Coran : "Celui qui a donné la vie à un champ en est le propriétaire". La notion de service rendu suffit à légitimer les droits de la France. Tous les héros de la pacification, de l'exploration, de l'évangélisation du Sahara, tous les missionnaires, les géologues, les soldats, tous les techniciens de l'hydraulique, tous les pilotes de la terre et de l'air, tous ceux-là auxquels on doit l'organisation du territoire, tous sont français. Ils sont les témoins irrécusables de la France et des droits de la France."[3]

Le temps a certes passé, mais la France n’a jamais renoncé à ses ambitions.

Ce petit rappel d’histoire n’a d’intérêt que pour démontrer pourquoi et comment la France se sert du « problème Touareg », casus belli soigneusement entretenu pour assurer sa domination politique, stratégique et économique dans tous les Etats concernés dont elle poursuivra résolument la déconstruction – après avoir fait sauter le verrou Lybien - jusqu’à parvenir de gré ou de force, à la constitution d’un Etat Touareg, dont les dirigeants lui seront redevables et corvéables à merci. C’est la France qui arme, entraîne et dirige les rebelles Touareg comme elle l’a fait ailleurs, suivez mon regard…

Alors qu’elle retenait le bras d’ATT en la poussant au dialogue avec la rébellion tout comme Gbagbo a été fourvoyé par les mêmes atermoiements, les services français manipulaient la troupe malienne a travers ses relais, la poussant a agir contre un pouvoir qui avait laissé ses troupes démunies subir un massacre à Aguelhok ; le coup de Bamako, stupide quant au timing puisque survenant à quelques semaines des élections, n’avait d’autre but pour la France, outre d’humilier ATT qui a eu la mauvaise idée de lui résister sur quelques points que de désorganiser suffisamment l’Etat et l’armée Maliens afin de laisser les rebelles Touarèg avancer en roues libres dans leur conquête territoriale. Kidal vient de tomber, la prochaine cible sera Tombouctou.

Pendant ce temps à Abidjan, on fait semblant de menacer une junte dont on sait parfaitement qu’elle ne restera au pouvoir que le temps de voir consommée la partition du Mali, comme l’a décidé la France.

 

24/03/2012

L'Iniquité comme règle de vie

Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie



Un haut fonctionnaire français a invité , le 19 mars 2012, des journalistes arabes basés à Paris pour leur révéler la bataille qui se livre actuellement au sein du gouvernement français en général et du Quai d’Orsay en particulier à propos de la Syrie.

Selon cette personnalité, l’ambassadeur de France à Damas, Éric Chevallier, dont l’ambassade vient d’être fermée et qui est rentré à Paris, a pris à partie son ministre devant ses collègues. Il a accusé Alain Juppé de ne pas avoir tenu compte de ses rapports et d’avoir falsifié les synthèses pour provoquer une guerre contre la Syrie.

Au début des événements, en mars 2011, le Quai avait dépêché des enquêteurs à Deraa pour savoir ce qui s’y passait. Leur rapport, transmis à Paris, indiquait qu’après quelques manifestations, la tension était retombée, en contradiction avec les reportages d’Al-Jazeera et de France24 qui indiquaient à l’inverse que la ville était à feu et à sang. L’ambassadeur demanda la prolongation de la mission pour suivre l’évolution des événements. Furieux de ce premier rapport, le ministre des Affaires étrangères lui téléphona pour exiger qu’il le modifie et fasse état d’une répression sanglante. L’ambassadeur plaça alors le chef de mission à Deraa en conférence téléphonique avec le ministre pour lui redire qu’il n’y avait pas de répression sanglante. Le ministre menaça l’ambassadeur et la conversation se termina de manière glaciale.

Immédiatement après, le cabinet d’Alain Juppé fit pression sur l’AFP pour qu’elle publie des dépêches mensongères confortant la vision du ministre.

Durant les mois qui suivirent, les incidents opposant Éric Chevallier et Alain Juppé ne cessèrent de se multiplier, jusqu’à l’affaire des otages iraniens et la mort du « journaliste » Gilles Jacquier. À cette occasion, l’ambassadeur reçu l’ordre d’exfiltrer les agents de la DGSE travaillant sous couverture de presse. Il réalisa l’importance de l’action secrète entreprise par Alain Juppé [1].

Ancien ministre de la Défense, Alain Juppé a semble t-il conservé de solides amitiés au sein des services militaires dont certains agents lui restent dévoués.

La même source assure que des rapports de l’ambassadeur auraient été négligés ou falsifiés et que celui-ci, pour étayer ses dires, aurait fait parvenir au Quai des rapports d’homologues européens attestant tous que la Syrie n’est pas confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation par des groupes armés venus de l’étranger. À son arrivée à Paris, Éric Chevallier aurait demandé une enquête administrative interne pour confondre son propre ministre.

Ces révélations en appelant d’autres, un autre haut fonctionnaire a révélé qu’Alain Juppé n’est pas seulement en conflit avec son administration, mais aussi avec ses collègues de l’Intérieur et de la Défense. Claude Guéant et Gérard Longuet auraient non seulement négocié avec le général Assef Chawkat l’exfiltration des agents français présents dans l’Émirat islamique de Baba Amr, comme le Réseau Voltaire l’a relaté [2], mais aussi la libération de trois commandos français détenus par la Syrie [3].

Dimanche 18 mars, le quotidien pro-syrien Ad-Diyar, édité à Beyrouth, a confirmé que trois prisonniers français ont été remis au chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Édouard Guillaud, lors d’un déplacement au Liban, prétendument effectué à l’occasion de la réorganisation du contingent français de la FINUL. Selon une source syrienne de haut niveau, l’amiral aurait en échange personnellement veillé au complet démantèlement de la base arrière que les services militaires français avaient installée au Liban.

Le conflit entre l’ambassadeur Chevallier et le ministre Juppé est connu depuis longtemps. Le 4 avril 2011, le journal électronique Rue89 avait publié un article attribué à un auteur franco-syrien anonyme [4]. On pouvait y lire que l’ambassadeur « se serait fait le porte-parole du régime, prétendant que les révoltes de Daraa et Lattaquié sont manipulées depuis l’étranger et que les médias mentent sur la réalité ». Dix jours plus tard, c’était au tour de Georges Malbrunot d’affirmer sur son blog du Figaro que l’ambassadeur « est complètement basharisé » [5]. Enfin, le 5 mai, France24, la chaîne placée sous la tutelle d’Alain Juppé, avait accusé l’ambassadeur de « minimiser la révolte » [6]

Le conflit entre le chef d’état-major des armées et Alain Juppé est également connu depuis longtemps. L’amiral Edouard Guillaud n’avait pas apprécié qu’Alain Juppé, alors ministre de la Défense, planifie à l’avance le renversement de Mouammar el-Kadhafi. Avec le discret soutien de son nouveau ministre de tutelle Gérard Longuet, il avait fait savoir publiquement son désaccord lorsqu’il avait reçu instruction de mobiliser les forces françaises contre la Libye.

Quant aux relations Guéant-Juppé, elles sont notoirement exécrables. On se souvient qu’avec l’arrogance qu’on lui connaît Alain Juppé avait posé comme condition pour son entrée au gouvernement Fillon que Claude Guéant quitte le secrétariat général de l’Élysée parce qu’il ne voulait pas avoir à lui parler.

Après l’accord survenu entre Washington, Londres et Moscou pour calmer le jeu en Syrie, Alain Juppé peut toujours compter sur l’appui d’Ankara, de Riyad et de Doha, ainsi que sur les principaux médias, mais se trouve isolé en France et privé des moyens nécessaires à sa politique … à moins, bien sûr, que le président Sarkozy ne pousse à la guerre pour faire remonter dans les sondages le candidat Sarkozy.

Source : http://www.voltairenet.org/Alain-Juppe-accuse-par-sa-propre

13/02/2012

Poker menteur (?) au Conseil de Sécurité

Le représentant russe au Conseil de Sécurité Vitaly Tchourkine a déclaré ce samedi que le Président syrien Bachar elAssad n’est pas Mouammar khadafi, déplorant que  la violence ait remplacé les mouvements de protestation pacifiques dans ce pays. 
« Les pays occidentaux accentue la crise en Syrie à travers leur appel au départ du Président Assad. Mais Bachar elAssad n’est pas l’ancien dirigeant libyen le défunt Mouammar Kadhafi qui était isolé », a déclaré Tchourkine dans un discours télévisé à la CNN vendredi. 

Le responsable russe a fait état d’informations sur « le soutien militaire occidental à l’opposition syrienne », qualifiant une telle situation de « dangereuse qui provoquerait un conflit entièrement armé ». 
Interrogé sur les raisons pour lesquelles la Russie vend toujours des armes au régime syrien,  Tchourkine a répondu : « Nous avons des contrats et nous devons les respecter ». 
Qualifiant d’erronés les propos considérant que la « révolution » syrienne a gardé pour longtemps son aspect pacifique, Tchourkine a rappelé que le premier mort parmi les forces de sécurité syrienne a été tué à la mi-mai dernier. 
Il a par ailleurs accusé l’opposition d’être responsable de la violence dans le pays et d’attaquer le régime. 

Tchourkine à Hamad : « Si vous me parlez sur ce ton une deuxième fois, votre pays n’existera plus »
Samedi dernier, lors des consultations qui étaient en cours entre les différentes parties à New York au sujet de la Syrie, le chef du gouvernement qatari Hamed Ben Jassem a demandé au représentant russe à l’ONU Vitaly Tchourkine une entrevue urgente. La rencontre a eu lieu dans une salle réservée aux rencontres entre les membres des diverses représentations à l’ONU. 
Hamad entama la discussion en soulignant l’importance de ce moment historique et en affirmant que la Syrie et le président Assad n’ont besoin que d’un signe fort montrant que la Russie n’opposera pas son véto et que Hamad insiste qu’il n’y aura aucune résolution prônant une intervention militaire. 
Hamad ajoute qu’en cas d’adoption de la résolution, les pays arabes sont prêts à reconsidérer leur politique d’approvisionnement en armes dont le budget pour les prochaines années s’élève à 100 milliards de dollars dont 10 milliards sont déjà engagés pour l’achat d’armes russes. Engagement qui serait porté, selon Hamad, à 33 milliards de dollars. 
Tchourkine réplique : « Je suis convaincu que votre appréciation de la position russe est totalement erronée et que ceux qui vous ont soufflé que la Russie marchanderait sa position au détriment de ses relations avec la Syrie se font des illusions et ignorent la portée stratégique du sujet. De ce fait et selon nous, cette tentative claire de corruption est rejetée et n’entre pas dans le cadre de nos calculs politiques » 
Réponse de Hamad : « Nos conclusions sont que Bachar El Assad ne possède pas la capacité de refuser votre demande d’une transition pacifique du pouvoir, telle que présentée dans le projet de résolution … »

Tchourkine le coupe : « Vos conclusions sont aussi  erronées que votre précédente appréciation, nous sommes de ceux qui n’acceptons pas  qu’on permette une intervention militaire par le « biais d’une résolution ». « Ce qui s’est passé pour la Lybie n’était pas à l’origine orienté vers une intervention militaire mais vous et vos alliés avaient « sauté » toutes les interprétations des résolutions pour entreprendre une guerre de destruction contre la Lybie. Mais vous oubliez que l’Asie n’est pas l’Afrique et que nous n’accepterons pas toute résolution qui toucherait aux équilibres de l’Asie et qui conduirait à concrétiser vos plans de destruction des potentialités de la Syrie et en particulier celles de son armée ; et ça nous ne l’accepterons pas, je vous le confirme » 
Hamad répond alors: « Burhan Ghalioun est disposé à signer un engagement garantissant à la Russie la persistance de ses zones d’influence en Méditerranée et de toutes les facilités en Syrie ». 
Réponse ironique de Tchourkine sous forme de question : « Et vous, avez-vous signé avec Ghalioun des accords similaires à ceux que vous aviez obtenus  avec les  libyens, comme les droits de prospections en participation avec les Américains, les Anglais et les Français ? Ou bien cette transaction est plus large et inclurait le gazoduc Mer Rouge-Haïfa-Beyrouth-Banias, ou peut être Homs situé sur le tracé des projets iranien et russe de gazoduc? Que dites vous maintenant de jouer au poker ouvert sachant qu’à ma connaissance vous en êtes amateur? Et je commence par la prospection du gaz de Méditerranée pour lequel Israël a proposé à la Russie une participation en échange de la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur certaines zones offshore !! » 
Hamad comprend et fait le coq : « Ainsi il n’y a plus nécessité de poursuivre alors que vous êtes déterminé à faire échouer la résolution arabe ; vous perdez les Arabes et vous  payerez le prix de votre position » 
Tchourkine se lève avant HamAd pour lui signifier que l’entrevue est terminée, il lui posa la main sur l’épaule et lui dit : « J’ai une réunion avec le représentant syrien Djaafari à propos de cette résolution, mais je voudrais vous rappeler que votre état n’existait pas sur la carte au temps où la flotte russe voguait dans le golfe il y a de cela deux siècles. Et rappelez que l’histoire se reproduit quelquefois sous forme de comédie, ne soyez donc pas les héros de cette comédie au moment où le rire n’est pas de mise dans la tragédie qui se joue actuellement. » 

Cette altercation a été diffusée par la chaine France 2, dans laquelle Tchourkine ajoute à l’attention du Qatari: « Tu es un invité au Conseil de sécurité. Sois donc respectueux. En tout cas je ne m’adresse pas à toi. Je parle au nom de la Grande Russie aux grands seulement ». 
Sources: CNN, alalam, sites web
http://www.alterinfo.net/Tchourkine-Assad-n-est-pas-Kadhafi-l-Occident-soutient-l-opposition-armee_a71153.html

Syrie : Russes et Chinois se souviennent de la traîtrise occidentale et de l'ONU en Côte d'Ivoire et en Lybie

« Si l’Occident veut un nouveau scandale pour lui-même au Conseil de sécurité alors nous ne pouvons pas l’arrêter », avait dit le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, avant la réunion de l’Onu sur la Syrie, samedi 4 février. Le « scandale » a finalement eu lieu et l’Occident a reçu une double gifle, russe et chinoise, avec les deux vétos mis par les deux pays au projet de résolution arabo-occidental contre la Syrie.

Une fois de plus, l’Occident, qui ne veut pas croire que le temps de la direction unilatérale des affaires de ce monde est révolu, a tenté de jouer au malin. Les États-Unis et leurs alliés ont introduit au texte initial certains amendements voulus par la Russie. Mais entre les lignes, les experts russes ont découvert un piège permettant de rééditer en Syrie la triste expérience libyenne. C’est-à-dire qu’à travers une résolution floue et élastique, votée à l’origine pour la création d’une zone d’exclusion aérienne, l’Otan est passé à une opération de type classique qui s’est achevée par le renversement du régime du colonel Mouammar Kadhafi. L’ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitaly Tchourkine, a révélé que le projet résolution sur la Syrie faisait référence à l’article 42 de la Charte de l’Onu, qui permet un recours à la force militaire.

Ultimes pressions médiatiques

Les rêves de tous les comploteurs contre Damas se sont donc brisés contre les vétos russe et chinois. Pourtant, l’alliance occidentale et ses alliées arabes et de l’opposition syrienne avait lancé une vaste opération de manipulation médiatique dès vendredi soir, pour exercer de fortes pressions morales et politiques sur la Russie et la Chine : les télévisions satellitaires des pétromonarchies du Golfe ont passé en boucle des images de dizaines de cadavres, affirmant que l’armée syrienne avait commis un véritable massacre en bombardant Homs. C’était peine perdue, car toute cette coalition n’a pas compris que la décision de la Russie et de la Chine de s’opposer aux plans occidentaux en Syrie était stratégique et visait à mettre un terme, une fois pour toute, à l’hégémonie impérialiste. Le double véto, le deuxième en quatre mois, jette les bases d’un nouvel ordre mondial, où les pays émergents refusent d’être sous la coupe des États-Unis et d’un Occident décadent, incapable d’honorer ses dettes et autres engagements financiers. 
Les autorités syriennes ont démenti les allégations de l’opposition, affirmant que les images montrées sont celles de citoyens enlevées et exécutés par les groupes armés (il y a à Homs 400 disparus). De nombreuses familles de personnes enlevées ont d’ailleurs reconnu sur les images les corps de leurs proches assassinés.
Au lendemain du double véto, l’Occident a lancé une campagne hystérique de dénigrement contre Moscou et Pékin. Mais les deux capitales ont réaffirmé leur attachement à leur position. Le secrétaire d’État russe aux Affaires étrangères, Gennady Gatilov, a assuré que l’Occident n’avait pas fait assez pour trouver une résolution acceptable par la Russie.
Même déception du côté des monarchies du Golfe, notamment du Qatar. L’éditorial du quotidien syrien Al-Baas, a présenté avec plein de sarcasme ses « condoléances aux comploteurs contre la Syrie, notamment aux émirs du pétrole », pour l’échec de leur plan.
Malgré cette défaite diplomatique cuisante, l’Occident ne lâche pas prise. Nicolas Sarkozy mijote l’idée d’un « rassemblement des amis de la Syrie », et Hillary Clinton jure qu’elle « assèchera les sources de financement syriennes pour l’achat d’armement ». La Russie, elle, dépêche Serguei Lavrov et le chef des renseignements extérieurs à Damas, mardi, pour s’entretenir avec le président syrien Bachar al-Assad.
Pendant ce temps sur le terrain, l’armée syrienne a asséné un coup sérieux aux extrémistes armés en nettoyant la vallée Barada, à 20 kilomètres à l’ouest de Damas. 
Au Liban, des unités héliportées de l’armée ont été déployées dans les zones frontalières avec la Syrie pour freiner le mouvement de trafic d’hommes et d’argent entre mes deux pays. Le Liban est devenu la principale base arrière des insurgés syriens armés qui harcèlent les troupes régulières.

Source : Réseau Voltaire

 

Le fiasco des barbouzes français à Homs

Alors que Paris accuse Damas d’avoir organisé l’assassinat du journaliste de France-Télévisions Gilles Jacquier à Homs, une équipe de journalistes russes vient de présenter une toute autre version des faits. Selon leur enquête, M. Jacquier commandait sous couverture de presse une opération des services secrets militaires français qui a tourné au fiasco. Les accusations françaises ne sont qu’un moyen pour masquer la responsabilité de Paris dans les actions terroristes entreprises pour déstabiliser la Syrie.

Le journaliste français Gilles Jacquier a été tué lors d’un reportage à Homs, le mercredi 11 janvier. Il était venu couvrir les événements en Syrie pour le magazine Envoyé spécial.

Persuadé qu’il n’y avait pas de groupes terroristes, mais une révolution réprimée dans le sang, il avait refusé la protection des services de sécurité et ne portait ni casque, ni gilet pare-balles. Avec des collègues qui partageaient ses convictions, ils avaient loué trois minibus et trouvé des fixeurs, c’est-à-dire des locaux capables de les aider à se repérer, à prendre des rendez-vous, et leur servant de traducteurs.

Tous ensemble avaient demandé à rencontrer des représentants alaouites avant de se rendre dans les quartiers insurgés de Bab Amr et Bab Sbah. Arrivés à l’hôtel As-Safir, ils avaient rencontré par hasard un capitaine qui leur proposa de les accompagner avec son détachement jusqu’au quartier alaouite de Najha où les attendait une assistante du gouverneur de Homs. Avec son aide, les journalistes purent rencontrer des personnalités et interroger les passants. À 14h45, la représentante du gouverneur leur avait demandé de quitter les lieux au plus vite, le cessez-le-feu de facto prenant fin chaque jour à 15h précises. Cependant, les journalistes de la radio télévision belge flamande (VRT) s’étant aventurés plus loin chez des particuliers jusque dans le quartier d’Akrama, le groupe fut lent à se mouvoir. Des membres de l’association des victimes du terrorisme qui avaient prévu de manifester devant un car affrété par le ministère de l’Information pour une quarantaine de journalistes anglo-saxons, mais qui ne les avaient pas trouvés, se sentirent utiles en scandant des slogans pour le président Bachar à la vue de quelques caméras. À 15h, comme chaque jour, la bataille d’Homs reprit. Un projectile explosa sur la terrasse d’un immeuble, détruisant un réservoir de mazout. Un second projectile tomba sur une école, puis un troisième sur les manifestants pro-Assad, tuant deux d’entre eux. Les journalistes montèrent sur la terrasse pour filmer les dégâts. Il y eut une accalmie. Gilles Jacquier, pensa que les tirs étaient finis et descendit avec son cadreur pour aller filmer les cadavres des manifestants. Arrivé dans l’embrasure de la porte, il fut tué avec six militants pro-Assad par une quatrième explosion qui le projeta sur sa fixeuse qui le suivait. La jeune femme fut blessée aux jambes.

Dans la confusion générale, le mort et la blessée furent évacués dans des voitures vers des hôpitaux. Ce seul incident fit 9 morts au total et 25 blessés. La bataille de Homs se poursuivi avec de nombreux autres incidents durant la soirée et la nuit.

Au premier abord, tout est clair : Gilles Jacquier est mort par hasard. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Surtout ses convictions sur la nature des événements en Syrie lui faisaient croire qu’il ne devait craindre que les forces gouvernementales et qu’il ne courrait aucun risque en dehors de manifestations anti-régime. Il avait donc refusé une escorte, il n’avait pas pris de casque et de gilet pare-balles, et il n’a pas respecté l’heure fatidique de fin du cessez-le-feu. En définitive, il n’a pas su évaluer la situation car il a été victime de l’écart entre la propagande de ses collègues et la réalité qu’il niait.

Dans ces conditions, on ne comprend pas très bien pourquoi, après une première réaction courtoise, la France, qui avait légitimement exigé une enquête sur les circonstances de la mort de son ressortissant, a subitement insinué que Gilles Jacquier avait été assassiné par les Syriens et a refusé que l’autopsie ait lieu sur place en présence de ses experts. Ces accusations ont été publiquement explicitées par un des journalistes qui accompagnait Jacquier, Jacques Duplessy.

Pour la presse française, les faits ne sont pas si évidents qu’il y paraît : un doute persiste sur l’identification des projectiles mortels. Selon la plupart des reporters, il s’agissait de tirs de mortiers. L’armée syrienne confirme que cette arme est quotidiennement utilisée par les terroristes à Homs. Mais selon certains témoins, c’était des roquettes tirées depuis un lance-roquette portatif, et la télévision privée syrienne Ad-Dounia a montré des ailettes de roquette. Des forums se passionnent sur ce sujet, non sans arrières-pensées. En France, les anti-Assad croient au mortier et accusent l’armée syrienne d’avoir tiré. Tandis que les pro-Assad croient à la roquette et accusent les terroristes. En définitive, ce détail ne prouve rien : certes l’armée syrienne utilise des mortiers, mais pas de ce calibre, et les groupes armés utilisent des lance-roquette, mais rien n’empêche chaque camp de varier son armement.

Au demeurant, s’il s’agit de tirs de mortier, les deux premiers ont permis d’ajuster le tir du troisième et du quatrième pour frapper les manifestants qui étaient leur cible. Mais s’il s’agit de tirs de roquette, il était possible de viser beaucoup plus précisément et de tuer une personne en particulier. La thèse de l’assassinat devient possible.

L’étude des images et des vidéos montre que les corps des victimes ne sont pas ensanglantés et criblés d’éclats, comme lors de l’explosion d’un obus qui se fragmente. Au contraire, ils sont intacts, le sang coulant selon les cas par le nez ou les oreilles, comme lors de l’explosion d’une roquette thermobarique dont le souffle comprime les organes provoquant des hémorragies internes. De même, les points d’impact sur le trottoir ne portent aucune trace de fragmentation.

Notez que certains témoins parlent, eux de grenades, ce qui ne fait guère avancer notre compréhension puisqu’il existe des grenades à souffle et des grenades à fragmentation. En définitive, seule l’hypothèse de l’arme de souffle (RPG ou grenade) est compatible avec les éléments médicaux-légaux visibles sur les photos et vidéos. Accourus sur les lieux, des enquêteurs syriens et des observateurs de la Ligue arabe ont retrouvé deux queues de mortier de 82mm et une queue de roquette de fabrication israélienne.

Par conséquent, les autorités françaises ont raison d’étudier la possibilité de l’assassinat même s’il s’agit pour elles de se saisir d’un drame pour l’instrumenter et justifier leur ambition de guerre contre la Syrie. Pourtant les diplomates français, s’ils ont pour consigne de chercher la vérité, ont manifestement aussi pour consigne de s’assurer que les Syriens ne la découvrent pas. Ainsi, ils ont empêché toute personne francophone d’approcher la photographe Caroline Poiron, compagne du journaliste Gilles Jacquier, qui veillait sa dépouille toute la nuit. La jeune femme, en état de choc, ne maîtrisait plus son comportement et aurait pu trop parler. Puis, ils ont interdit l’autopsie sur place et ont rapatrié le corps au plus vite. Quelle est donc l’hypothèse que la France veut vérifier pour elle-même, mais cacher au grand public ?

Ici commence notre plongée dans le monde des services spéciaux occidentaux qui conduisent en Syrie une « guerre de basse intensité », comparable à celles organisées dans les années 80 en Amérique centrale ou plus récemment en Libye pour préparer et justifier l’intervention de l’OTAN.

Gilles Jacquier était un reporter apprécié de ses confrères, et récompensé par sa profession (Prix Albert Londres, Prix des correspondants de guerre etc.). Mais il n’était pas que cela.…

Dans une lettre à en-tête de France-Télévisions, datée du 1er décembre 2011, les rédactrices en chef du magazine Envoyé spécial –l’émission politique la plus regardée du pays– avaient sollicité un visa du ministère syrien de l’Information [document téléchargeable au bas de cette page]. Prétendant vouloir vérifier la version syrienne des événements selon laquelle « les soldats de l’armée syrienne sont victimes d’embuscades et de groupes armés qui sévissent dans le pays », elles demandèrent que Jacquier puisse suivre le quotidien des soldats de la 4e division blindée commandée par le général Maher el-Assad (frère du président) et de la 18e division blindée, commandée par le général Wajih Mahmud. Les autorités syrienne furent surprises par l’arrogance des Français : d’une main, ils encadrent les groupes armés qui attaquent les troupes loyalistes, de l’autre ils entendaient infiltrer un agent de renseignement militaire dans leurs troupes pour informer les groupes armés de leurs déplacements. Il ne fut pas donné suite à cette demande.

Aussi, Gilles Jacquier tenta t-il une autre voie. Il sollicita l’entremise d’une religieuse grecque-catholique au franc-parler, estimée et parfois redoutée par le pouvoir, Mère Agnès-Mariam de la Croix, higoumène du monastère Saint-Jacques de l’Intercis. Elle avait facilité le premier voyage de presse ouvert aux journalistes occidentaux. La célèbre religieuse fit donc le siège du ministère de l’Information jusqu’à obtention d’un visa pour Jacquier et son cadreur.

Les choses s’accélérèrent le 20 décembre, d’autres médias prièrent Mère Agnès-Mariam de leur obtenir la même faveur. Gilles Jacquier, quant à lui, sollicita un autre visa pour sa compagne, la photographe Caroline Poiron, et pour la reporter Flore Olive, représentant toutes deux Paris-Match. Ce devait être au total un groupe de 15 journalistes français, belges, néerlandais et suisses. Selon toute vraisemblance, les Français et le Néerlandais étaient pour la plupart, voire tous, des agents de la DGSE. Le temps pressait pour leur mission.

Ici un petit retour en arrière est indispensable.

Pour affaiblir la Syrie, les groupes armés par l’OTAN entreprennent diverses actions de sabotage. Bien que le centre historique de la rébellion des Frères musulmans soit Hama, et que seuls deux quartiers de Homs les soutiennent, l’OTAN à choisi cette ville pour concentrer ses actions secrètes. En effet, elle est au centre du pays et constitue le principal nœud de communication et d’approvisionnement. Successivement, des « révolutionnaires » ont coupé le pipe-line, puis les ingénieurs canadiens qui dirigeaient la centrale électrique ont été rapatriés à la demande des États-Unis. Enfin, cinq ingénieurs iraniens chargé de faire re-fonctionner la centrale ont été enlevés, le 20 décembre 2011.

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En violation du droit international Paris-Match a publié cette photographie des otages iraniens sans flouter les visages. C’est que ce document constitue la preuve de vie de quatre d’entre eux.

Des médias ont reçu une revendication d’une mystérieuse brigade contre l’expansion chiite en Syrie. Puis, l’ambassade a confirmé avoir débuté une négociation avec les preneurs d’otages. Restaient à ceux-ci à transmettre une « preuve de vie », par exemple une photographie datable des otages en bonne santé. Contre toute attente, celle-ci ne fut pas envoyée directement à la République islamique, mais publiée par Paris-Match (édition du 5 janvier). Un photographe du magazine, disait-on, avait pu entrer secrètement en Syrie et réaliser ce cliché. Peut-être les lecteurs français se sont demandés si ce reporter était bien humain pour prendre des photos d’otages sans leur venir en aide. Peu importe, le message était clair : les ingénieurs sont en vie et les preneurs d’otages sont contrôlés par les services français. Aucune réaction officielle, ni d’un côté, ni de l’autre. C’est donc que les négociations se poursuivent.

Arrivés à Damas, les médias français et néerlandais furent logés par les autorités dans des hôtels différents, mais Jacquier les regroupa immédiatement au Fardos Tower Hotel. Le manager de cet établissement n’est autre que Roula Rikbi, la soeur de Bassma Kodmani, porte-parole du Conseil national basé à Paris. L’hôtel sert de cache aux services secrets français.

En résumé, un agent de renseignement militaire, ayant pour compagne une photographe dont une collègue a pu entrer en contact avec les otages, a formé un groupe de « journalistes » ayant une mission liée à ces otages, probablement leur remise par des Français à des Iraniens. Ils se sont rendus à Homs après s’être débarrassés des services de sécurité, mais le chef de mission a été tué avant de pouvoir établir le contact prévu.

On comprend que, dans ces conditions, l’ambassadeur de France soit devenu nerveux. Il était en droit d’envisager que Gilles Jacquier ait été assassiné par des membres des groupes armés, inquiets de la dislocation de l’alliance militaire France-Turquie, et jusqu’au-boutistes d’une guerre de l’OTAN. Hostiles à la négociation en cours, ils auraient fait capoter sa conclusion.

L’ambassadeur de France, qui n’avait pas le temps de reconstituer les événements, s’appliqua donc à empêcher les Syriens de le faire. Contrairement aux normes internationales, il refusa que l’autopsie soit réalisée sur place en présence d’experts français. Les Syriens acceptèrent de déroger à la règle à la condition de réaliser une radiographie. En réalité, ils en profitèrent pour photographier le cadavre sous tous les angles. Selon nos informations, le corps porte la trace d’éclats à la poitrine et de coupures sur le front.

Puis, l’ambassadeur prit dans ses voitures blindées les « journalistes » français et le néerlandais, et la dépouille du défunt. Il partit avec eux accompagné d’une lourde escorte, laissant sur le carreau la Mère supérieure stupéfaite et un journaliste de l’Agence France Presse : le diplomate pressé avait récupéré ses agents et abandonné les civils. Le convoi passa récupérer les effets personnels de chacun à l’hôtel As-Safir de Homs, puis rejoignit l’ambassade à Damas. Le plus vite possible, il arriva à l’aéroport d’où un avion spécial affrété par le ministère français de la Défense évacua les agents vers l’aéroport de Paris-Le Bourget. Les barbouzes ne feignaient plus de réaliser des reportages en Syrie, ils oubliaient avoir obtenu un allongement de leur visa, ils fuyaient juste avant que les Syriens ne découvrent le pot aux roses de cette opération ratée. Arrivé à Paris, le corps fut immédiatement transféré à l’institut médico-légal et autopsié avant l’arrivée d’experts mandatés par la Syrie. En violant les procédures pénales, le gouvernement français a invalidé le rapport d’autopsie, qui sera tôt ou tard rejeté par la Justice, et a définitivement écarté la possibilité d’établir la vérité.

Afin d’empêcher les journalistes français (les vrais) de mettre leur nez dans cette affaire, les journalistes (les faux) qui accompagnaient Jacquier ont, une fois revenus en France, multiplié les déclarations contradictoires, mentant de manière éhontée pour créer de la confusion et noyer le poisson. Ainsi, bien que 8 manifestants pro-Assad aient été tués, Jacques Duplessis dénonce « un guet-apens tendu par les autorités syriennes » pour l’éliminer avec ses confrères. Vérification faite, M. Duplessy a longuement travaillé pour une ONG réputée avoir servi de paravent …à la DGSE. Pour les Iraniens et les Syriens, la mort de Jacquier est une catastrophe. En laissant circuler le groupe d’espions français et en le surveillant discrètement, ils espéraient bien remonter aux ravisseurs et, à la fois, libérer les otages et arrêter les criminels.

Depuis un an, les services secrets militaires français sont placés au service de l’impérialisme états-unien. Ils ont organisé un début de guerre civile en Côte d’Ivoire. Par la suite, ils ont manipulé le séparatisme de la Cyrénaïque pour faire croire à une révolution anti-Kadhafi et s’emparer de la Libye. Maintenant, ils encadrent des repris de justice recrutés par le Qatar et l’Arabie saoudite pour semer la terreur, accuser le gouvernement syrien et menacer de venir le changer. Il n’est pas sûr que le peuple français apprécierait de savoir que Nicolas Sarkozy a rabaissé son pays au niveau d’un vulgaire preneur d’otages. Et il ne faudra pas s’étonner si un Etat qui pratique le terrorisme chez les autres doive un jour le confronter sur son sol.

Source


Reseauvoltaire.net

New Orient News (Liban)

10/04/2011

Cacao : l'autre mobile des crimes contre l'humanité en cours en Côte d'Ivoire

Alors que, depuis ce matin, les soldats de la force Licorne ont pris le contrôle du Port d'Abidjan et font main basse sur environ 400.000 tonnes de cacao appartenant à des privés et entreposés dans les magasins depuis l'embargo imposé par l'Union Européenne (plus que par Ouattara, qui n'a aucun pouvoir réel) sur le commerce de la fève brune, l'émission ci-dessous illustre bien l'intérêt, déjà ancien, de Ouattara pour le cacao et les matières premières en général (or, diamant...) que sa rebellion s'emploie a piller fiévreusement depuis 2002, avec, nous l'a révélé le Canard Enchaîné, la complicité active de l'Onuci et de la Licorne, qui font notamment du convoyage et du blanchiment...

C'est, entre autres, une des raisons pour lesquelles on nous assassine dans l'indifférence générale. Mais c'est bien connu, les génocide n'ont d'intérêt que s'ils se produisent, alors pourquoi les empêcher ...?

 

06/04/2011

Mensonges sur Seine : Gbagbo et l'armée de Côte d'Ivoire debouts !

La guerre de la communication fait rage entre Paris et Abidjan : Après avoir réduit au silence les médias d'Etat ivoiriens, la France déverse et abreuve son bon peuple d'un flot ininterrompu de mensonges les plus éhontés et contradictoires censés lui "vendre" son intervention en Côte d'Ivoire aux côtés des forces de la rebellion d'Alassane Ouattara : tout, tout, tout y est faux, même la résolution 1975 qui de l'avis même de l'Afrique du Sud et de la Russie, ne contient aucun mandat pouvant justifier le bombardement des casernes ivoiriennes.
Fausses également les "intox" sur un prétendu arrêt des combats, une reddition des généraux, des membres du gouvernement et bien sûr, de Gbagbo himself!

On peut tout reprocher à Gbagbo mais certainement pas d'être un lâche :

 

27/03/2011

Le Golf Hotel : regard canadien

Ce reportage de la télévision canadienne est particulièrement équilibré et neutre : enfin du journalisme ! A l'attention de France24 et des autres laudateurs et caisses de résonnance de Sarkozy : prenez-en de la graine.

Autre chose à signaler, l'effroyable cynisme de Patrick Achi qui parle volontiers et très confortablemment de la mort des autres, sachant que sa propre famille est réfugiée en France...

1er Mai 2011 : Sarkozy dégage !

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Les français veulent dire "ya basta" à leur nain de président : plusieurs pages internet et des messages twitter annoncent un méga-rassemblement le 1er mai 2011 pour lui "donner la route". On va appliquer au nabot les mêmes recettes que la CIA met actuellement en oeuvre en Libye et en Côte d'Ivoire : bientôt les insurgés pourraient se retrouver armés et organiser un "commando invisible"  avant qu'une résolution de l'ONU impose un couvre feu et ordonne le désarmement de la police et de l'armée françaises pour les empêcher de maintenir ce "vagbé" qui n'a même pas pieds dans une flaque d'eau...

Au fait, la chanson de la révolution est déjà en ligne, régalez-vous !