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18/01/2010

Haïti : Wade et sa solution finale

wade4.jpgLa tragédie haïtienne vient de sortir le Papy de Dakar de sa sieste, en lui inspirant sa dernière bourde après l'attaque en règle assénée à la minorité chrétienne de son pays, lui qui n'avait pas hésité, entre deux ronflements, à s'en prendre au coeur de la foi chrétienne, la divinité de Jésus-Christ. J'y reviendrais.

Pour l'heure, c'est de Haïti que Wade se sert pour se livrer à son exercice favori : lancer des bouées que plus personne n'attrape et pour cause.

Il vient de proposer de rapatrier tous les Haïtiens en Afrique, ce qui règlerait définitivement leurs malheurs. Il serait même prêt à leur concéder une région entière du Sénégal, en se posant tout de même la question de savoir qui paierait pour tout cela. En résumé, Wade, Papy au grand coeur est prêt à tout donner aux Haïtiens, mais à condition de ne rien payer!

Comment se fait-il que personne n'y ait pensé avant lui ? On est quand même étonné de voir une si grande intelligence, surtout dans des moments d'épanchements aussi poignants!

A moins  tout simplement que las d'attendre le financement du "procès d'Hissene Habré" qui ne vient pas - les occidentaux ne sont pas fous et ont bien perçu la manoeuvre - le vieux papy mais néanmoins goorgui, n'ait flairé là une bonne occasion de se taper quelques centaines de miliards au passage...

Quoiqu'il en soit, aux Haïtiens qui se laisseraient tenter par l'aventure sénégalaise de Wade, je conseillerai d'exiger un billet retour, des fois que leur arrivée au pays de la "Teranga" ne donne lieu à quelques manifestations de xénophobie que les quelques dizaines de chinois de Dakar ont suffi à déclencher.

Sacré Papy va! Dire que demain, il ne souviendra plus de tout ça...

15/01/2010

Les larmes de Michaelle

haiti3.jpg
Le Gouverneur Général du Canada est une femme. Noire. Haïtienne d'origine. Et elle assume.

Les larmes  versées publiquement à l'évocation de sa chère île, déchirée par cette tragédie de plus, ne changeront rien à ses statuts. Elle est ce qu'elle est et n'a pas besoin de se cacher ou de s'excuser. Ni d'être une femme, ni d'être noire, ni d'être sortie de cette petite île, du plus pauvre pays du monde et de diriger aujourd'hui l'un des pays les plus puissants de la planète.

Plaire à son pays d'accueil, conserver La puissance, l'autorité, le pouvoir qu'elle détient ne sont pas, pour elle, des proies à arracher au point de se renier : elle reste ce qu'elle a toujours été : une haïtienne ,qui pleure avec son peuple et son pays.

Ailleurs, ici même, on en connait qui au contraire, ont renié père, mère et patrie pour parvenir au pouvoir.

Suivez mon regard.

Haïti Chérie

haiti.jpg
Dans cette terre de douleur, habituée à la souffrance, les jours se succèdent et se ressemblent, avec leur lot de catastrophes, de famine et de violence chronique, de maladie, de mort. Mais ce peuple est toujours debout qui se relève sans cesse de chaque coup reçu dans le dos, par traîtrise. Le sort s'acharne, se dépasse, insiste, n'abandonne jamais et redouble toujours d'effort, comme pour écraser, broyer, laminer, égorger ce pays, le triturer, l'eviscérer, l'écorcher vif, mais rien n'y fait.

Terre-éponge qui absorbe tous les coups, les avale, les digère et survit. Tu survivra encore cette fois. Courage est le mot, l'espoir est la force, et la foi est l'assurance de ton salut.

Avec toi, Haïti, de tout mon coeur.

14/01/2010

Sans foi ni loi

 

 

mambe.jpgMambé ment Gbê* ! Risquons ce jeu de mots pour ne pas pleurer devant le triste spectacle auquel viennent de se livrer publiquement les deux plus hautes personnalités de la CEI, Commission Electorale Indépendante. Mambé Beugré, tenant du PDCI, vieux parti agonisant et Gomis du RDR, rassemblement de fraudeurs invétérés ont été pris les mains dans l’urne, tentant de réintroduire frauduleusement sur la liste électorale environ 430000 vrais-faux électeurs qui en avaient été éjectés, notamment pour nationalité douteuse.

Ce chiffre, qui représente environ 10% du corps électoral est loin d’être anodin : il s'agit sans doute de la réserve électorale clandestine constituée par les deux larrons du RHDP, Ouattara Alassane et Konan Bédié, pour s’assurer la fameuse victoire au premier tour qu’ils promettent dans leur meetings aux tondus et pelés qui y assistent. C’est d’ailleurs avec un chorus aussi pitoyable que déconcertant pour ceux qui avaient encore quelques illusions qu’ils ont soutenu leur homme de main, Ouattara le qualifiant même d’homme « honnête et intègre » ! Cette sentence finira par convaincre les plus sceptiques de ce que nos deux champions des causes perdues ont depuis longtemps perdu toute dignité.

Ils ont manœuvré au plus serré pour obtenir le maintien – pour le moment – de Mambé et son adjoint à la tête de la CEI, tandis que les 430000 faux électeurs sont retirés des fichiers, avec une invitation à repasser devant les commissions locales puis devant les tribunaux pour valider leur inscription – s’ils y tiennent encore – avec un très grand risque de gagner la case prison pour un bon moment.

Ce faisant, Bédié et Ouattara ont offert un autre cadeau royal à Gbagbson : qui, après cette bourde, accordera un quelconque crédit aux résultats des élections organisées par cette commission si l’un d’entre eux venait à les remporter ?

*Mambé ment beaucoup

08/01/2010

Kouchner ferme le front de Kigali et rouvre celui d'Abidjan

kouch1.jpgSalut le village, me revoila, plus aigri et nationaliste que jamais!

La dernière déclaration tonitruante de BK (Bernard Kouchner alias Bacille de Koch : même toxicité, il n'y a qu'à regarder son visage de tuberculeux) annonçant qu'il ne se rendrait plus en Côte d'Ivoire ce dimanche à raison d'un nouveau possible report des élections qui aurait été "évoqué" par notre Gbabson national m'a tellement énervé que j'ai dû me résoudre à sortir de ma longue hibernation.

D'abord, Koudou n'a jamais évoqué de report des élections, mais simplement celui de la clôture du contentieux électoral, ce qui pourrait se faire sans déplacer les dates retenues pour le scrutin. Ensuite, et même si on reportait encore ces élections dans le but de bien vider toutes les niches de possibles ressentiments ou frustrations ? En quoi le fait de soigner un processus électoral dont on sait déjà qu'il est la dernière chance de sortie de crise pour notre pays devrait-il causer tant de chagrin à notre (ex?)colon ? A moins évidemment qu'il ne voie dans le déroulement normal et achevé du nettoyage des listes électorales entrepris une grave menace contre le plan concocté avec ses suppôts locaux, qui comptent parvenir au pouvoir grâce au bétail électoral étranger dont ils ont encouragé et favorisé l'inscription massive... Et ce ne sont pas ses déclarations - trop lucides pour ne pas paraître suspectes - sur le fait que "Gbagbo devrait gagner les élections" qui nous endormirons!

Donc voici ce Kouchner qui pense que le fait de ne pas venir à Abidjan pourrait plonger le pays entier dans des transes incoercibles. Toujours le nombrilisme et le terible ego maladif des français, petite nation mais grande génocidaire, qui croit encore qu'elle est en mesure de jouer un rôle de premier plan en Afrique et dans le monde, alors que l'histoire réçente montre au contraire une terrible perte d'influence depuis l'avènement des présidents sans envergure que sont Chirac et Sarkozy.

Il est vrai que faire semblant de s'énerver contre Gbagbo a du lui faire un sacré bien, après l'épisode humiliant de Kigali, où il a dû courber l'échine et se plier en quatre pour signer devant Kagame la défaite de la France...

La pédagogie étant l'art de la répétition, rappelons donc à ce Bacille de Koch que nous sommes un Etat souverain, qui a bientôt cinquante ans, ne retournera pas à la France qu'il a vomie et que décidément, nous priver de sa petite et toxique personne nous fera le plus grand bien!

Vade retro, Satanas!

 

13/09/2009

le 13 septembre 1958 : Assassinat de Ruben Um Nyobe

Um nyobe.jpgSyndicaliste, formé par la CGT française, Ruben Um Nyobé forme le 10 avril 1948, l'UPC, Union des Populations Camerounaises, section camerounaise du RDA, combattue au Nord par des notables attachés aux structures coloniales et dans la région de Yaoundé par l'Église catholique qui recrute au Sud en pays Bassa et Bamiléké, régions les plus scolarisés. L'UPC qui se déclare « communiste » ne suit pas la politique de collaboration avec le colonisateur préconisée par le RDA de Houphouet Boigny. En 1953, l'UPC constate l'inanité de la lutte sur le plan légal et Um Nyobé prend le maquis. Des émeutes, suivies de répression, éclatent en 1955. L'UPC est interdite le 13 juillet 1955. Les élections camerounaises sont fixées au 23 décembre 1956 de telle façon que l'UPC ne puisse s'y présenter. Le 9 décembre 1957, André-Marie Mbida, premier ministre, appelle les troupes françaises pour « rétablir l'ordre » dans la Sanaga maritime (pays Bassa). La « campagne de pacification » va durer onze mois. Le 3 septembre 1958, Ruben Um Nyobé est tué près de son village natal de Boumnyebel. L'ordre de le liquider aurait, selon Pierre Péan, été donné par Maurice Delauney qui laisse à son départ en décembre 1958 « une situation détendue ». Le 19 février 1958, Ahmadou Ahidjo devient Premier ministre à la place de Mbida. Le 19 octobre 1958, le haut-commissaire Xavier Torre annonce à la radio que la France est prête à accorder l'indépendance au Cameroun. Elle sera effective le 1er janvier 1960, mais ne mettra pas un terme à la répression de l'UPC par les troupes françaises. En 1959, les troubles reprennent en pays bamiléké. De février à octobre 1960 une « campagne de pacification » est faite par l'armée française.

 

A lire dans Calendrier des crimes de la France Outre mer.

Autres liens :

Cameroun : autopsie d'une independance

Il y a cinquante ans : l'assassinat de Ruben Um Nyobe

10/09/2009

Réunion d'Al Qaida


Ben Laden au tapis...


08/09/2009

Où l'on apprend qu'un Bourgi peut en cacher un autre et que le juge constitutionnel fut la favorite du père...

Ils sont frères, mais tout, en politique les sépare.

Après le pire, voici l'autre, Albert (le meilleur d'entre eux?), qui, dans une interview au journal en ligne YOLELE.COM et disponible sur son propre blog, nous explique à quel point le coup - je refuse de parler d'élection - de force ayant porté Ali à la tête du Bongoland était attendu, presque naturel; Un non-évènement en somme;

Qu'attendre en effet de la France et de ses réseaux dont le sieur Bourgi se donne volontiers pour le Deus ex machina, n'hésitant pas même à se poser en héritier (présomptueux) de Jacques foccart lui-même ? Qu'attendre d'autre de la part de nos institutions électorales, Commissions nationale (in)dépendantes dont celle qui, en l'occurrence, avait en plus la tare d'être "permanente", sans doute pour pérenniser le pouvoir dont elle est issue ?

photo_1244615123425-1-0_zoom.jpgQu'attendre d'autre enfin de nos Cours constitutionnelles dont les juges n'ont décidément rien compris au sens de leur serment et dont la loyauté à ceux qui les nomment les étreints viscéralement, au point de les rendre sourds, aveugles et muets ? Il est vrai, à la décharge de la présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie-Madeleine M'Borantsuo, qu'il lui était décidément difficile de refuser le trône de Khalife au grand-frère des deux rejetons qu'elle a elle-même eu avec le défunt...

Qu'attendre enfin des candidats malheureux eux-mêmes et de leurs alliés réçents - et contre-nature- issus du PDG, qui semblent avoir bien avalé l'anaconda, malgré les quelques éructations - normal après un tel repas -; après s'être terrés comme des rats-toto pendant une bonne semaine, ils viennent de faire une timide apparition, pour réclamer tout aussi timidement, un recomptage des voix tout en affirmant que les urnes avaient été bourrées... Alors on recompte à partir d'avant ou après le bourrage ?

C'est à se demander s'ils ont vraiement digéré le kata d'Ali ou s'ils sont encore sous l'effet des gaz lacrymogènes inhalés devant le siège de la Cenap, juste avant leur débandade !

Au final, il ne reste que le peuple comme dernier rempart. Va-t-il relever le défi ?

Ali Bongo, candidat de la France ? Non, mais de la Françafrique, OUI!