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29/02/2008

Le Vieil homme et le Menteur

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Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la Vérité; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2 Tim. 4:3-4

La récente tournée de Mogoni au Tchad et en Afrique du Sud et les propos qui y ont été tenus illustre de fort belle manière les rapports entre un maître es-mensonge et ceux qui l'écoutent :Le menteur n'existe que parce qu'il se trouve des auditeurs crédules pour l'entendre et croire à ses mensonges.

Lorsque Sarkosy revient au Tchad (confirmant que l'assassin revient toujours sur les lieux du crime) c'est pour solder en quelque sorte les comptes de l'affaire de l'Arche de Zoé et de la descente rebelle sur N'djaména, en déblatérant force mensonges préparés pour la circonstance : Il aurait exigé de Déby un comportement plus démocratique, notamment d'instituer un dialogue de réconciliation et lui aurait en outre imposé une commission d'enquête internationale pour élucider (tout est pourtant déjà très clair) le sort des opposants disparus. Pour faire paraître l'affaire sérieuse, deux bouffons sont présentés comme garants de cette farce : Diouf et Louis Michel, grands brasseurs d'air devant l'Eternel. Ce que je vois dans cette visite, c'est bien un colon tout-puissant, qui se frappe la poitrine pour affirmer qu'il est le maitre au Tchad et dans tout son pré-carré !

En Afrique du Sud, Mogoni fait bien sûr semblant de s'auto-flageller et avec lui, l'Esprit intrinsèquement esclavagiste qui règne sur la France, lorsqu'il prétend, devant un auditoire de parlementaires tout sourire, qu'il serait temps de revoir les termes de la présence militaire française en Afrique. Blagué-tué ! C'est bien sûr un simple exercice de communication : dire à son interlocuteur ce qu'il veut entendre et le remplir d'aise pour mieux désamorcer son hostilité.

Ce qui me surprendra toujours c'est l'avidité avec laquelle nous, Africains, gobons toutes les insanités que ces hommes politiques étrangers déversent dans nos becs : au commencement de la guerre en ce pays mien, nos dirigeants ont gobé jusqu'à l'indigestion tous les mensonges, même les plus grotesques, qui leur ont été scientifiquement servis par les français, alors que sur le terrain, les preuves de leur engagement non seulement comme appui des rebelles mais comme instigateurs de la crise éclataient au soleil.

Toutes les analyses qui parvenaient au Palais, démontrant cette réalité étaient balayées du revers de la main : c'était impossible ! La France ne saurait nous faire cela ! Koudou a gobé, avalé, digéré, comptant sur la France et ses promesses pour assurer le succès des opérations militaires. On connaît la suite : nos soldats sont morts à cause de ce refus de voir la vérité en face et de cette préférence à entendre les fables, les paroles sucrées du menteur.

Notre prochaine révolution : l'affranchissement de cette (énième) servitude mentale et spirituelle.

26/02/2008

Respecter le pouvoir

ade7ea72d0ba98b03e1a5665bee60f82.jpg"Un sale gamin, vulgaire et mal élevé" ! Le jugement de Mamère sur son président est sans appel mais aussi sans erreur : le triste spectacle d'un Sarkosy, déboulant au sommet du pouvoir français en oubliant - les a-t-il jamais eues ? - les bonnes manières cultivées à Neuilly pour se révéler, enfin, dans son état de nature est en effet plus que "gnazégréable".

Météore pressé, bousculant tout et chacun sur son passage, proférant menaces et injures, imposant à tout son pays et même à moi qui habite Wassakara - par Canal+ interposée - ses épousailles avec une Bruni que toute la France a déjà vue à poil, Sarko ressemble en effet trait pour trait à un enfant gâté, encore ivre de joie et surexcité en découvrant le dernier cadeau qu'il vient de s'offrir : le pouvoir d'État.

Il est vrai qu'il avait prévenu : les choses changeraient à l'Elysée. Il faudrait s'habituer à le voir en jogger avaler quelques kilomètres, exposer ses bourrelets en faisant du kayak aux USA; bref, du mouvement, il y en aurait! En réalité, les frasques et débordements de ce président hyper-super actif étaient prévisibles en le voyant et en l'écoutant parler pendant son passage dans le gouvernement, alors qu'il était en campagne pour la présidence et depuis qu'il y a accédé.

Nous africains en avons aussi fait l'amère expérience lorsqu'à Dakar il s'est permis de nous traiter d'indécrottables arriérés, provoquant pour toute réaction une profonde et laborieuse introspection collective de nos intellectuels qui ont dû réfléchir de longs mois avant que de pondre, en guise de réponse, un ouvrage académique totalement inaccessible à son petit esprit, donc absolument inutile.

Je parie qu'une bonne vieille gifle aurait eu plus de vertu pour corriger ce mauvais garnement !

Son manque évident de retenue et de prestance, absolument nécessaires pour incarner la fonction présidentielle et exercer avec hauteur le pouvoir qui y est attaché éclate aujourd'hui en pleine figure à la France, 4è puissance mondiale, dont les bons citoyens réalisent douloureusement qu'ils ont élu à leur tête un bouffon, un malotru dont les propos finiront par mettre le feu - encore - à ce pays et à d'autres.

La gueule de bois de français doit nous rappeler que le pouvoir ne se méprise pas. Il ne doit jamais s'exercer avec légèreté ni désinvolture. Pour imposer le respect, le pouvoir doit se respecter.

Il ne suffit pas de parvenir au pouvoir, il faut encore y entrer, s'en revêtir, ce qui suppose que l'on abandonne ses vieilles habitudes.

Koudou, ou bien ?

24/02/2008

La Cote d'Ivoire au centre d'un mauvais polar ?

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FHB : "J'ai place mon livre de comptes aux pieds de Saint-Pierre". En lâchant cette phrase sybilline a l'attention de ceux qui critiquaient le gaspillage de milliards de deniers publics dans la construction de la Basilique de Yamoussoukro, le premier président indiquait-il en meme temps la porte ou devrait frapper celui qui serait en poste en l'an 2000, pour réclamer une somme que l'on dit faramineuse, placée a la banque du Vatican pour son pays ? Sollicité par Jean-Paul II pour l'aider a éviter la ruine du Vatican a la suite du scandale de la Banco Ambrosianno et de la loge maçonnique P2, FHB accepte d'y placer de l'argent qui devrait être restitué a la CI en l'an 2000.

Abdoulaye Fadiga, alors gouverneur de la BCEAO aurait facilite les transferts de ces sommes importantes qui devaient en principe atterrir sur le compte des opérations du Trésor français au titre des recettes d'exportations.

Dominique Ouattara, que l'on disait être sa maitresse, a vent de l'opération et décide de coopter son amant ADO au poste de président en l'an 2000. Cela passe par une série de manipulations. Michel Camdessus et son FMI ferment tous les robinets, tandis que s'instaure a Abidjan une ambiance insurrectionnelle destinée a forcer la main au Vieux : s'il veut l'argent du FMI et des autres institutions financières internationales, il devra appointer ADO comme premier ministre le seul en qui elles ont confiance. HB cède, ADO parvient au pouvoir.

ADO, complètement étranger au marigot local, gère le pays de 1990 a 1993, s'enrichit de manière éhontée et se construit de toutes pièces une base politique sur les ferments de la religion et de l'ethnie. Farouchement combattu au sein du PDCI, il lance une OPA sur le RDR de Djeni Kobina, dont il dévoie les idéaux pour en faire un parti religieux, ethnique et plus tard, rebelle.

Les héritiers de FHB, Bedie, héritier présomptif et ADO, héritier présomptueux se livrent finalement une guerre de succession rendue encore plus âpre a raison de son enjeu financier, et trop occupes a se disputer, se font battre par un outsider, Laurent Gbagbo, qui du coup, serait allé réclamer son du au Pape Jean-Paul II, lequel devait le recevoir le 20 septembre 2002. La suite on la connait, la veille se déclenchait la guerre qui nous tient encore.

Aujourd'hui, Gbagbo est au pouvoir, mais l'argent de la CI est toujours au Vatican, surveillé de près par le meme Michel Camdessus, qui est a la tête des finances papales, après avoir été éjecté du FMI dans des conditions calamiteuses.

Mauvais scénario ou histoire vraie ?

Sur la blanche colombe, lire : http://delugio.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/03/31/d%C3%A9j%C3%A0-en-2003-dans-la-crise-franco-ivoirienne-alliance-sarkoz.html

23/02/2008

Vous avez dit Justice ?

93f33ded59d21834415b02d7167705e5.jpg La dernière cérémonie solennelle de prestation de serment de magistrats vient à nouveau de braquer les projecteurs sur la justice ivoirienne, malade comme toute la société de la corruption et d'une course effrénée à l'argent, de la part de ses acteurs, Magistrats, Greffiers, Avocats, sans oublier ceux qui, en amont et en aval participent à l'oeuvre de justice : policiers, Huissiers de justice, Notaires, etc. Beaucoup d'entre eux sont impliqués dans des réseaux d'influence ou de corruption. Quand ce n'est pour de l'argent, c'est pour le parti, la religion, l'ethnie ou pr corporatisme que l'on intervient pour "arranger" un dossier. Des Magistrats se sont attachés les services de "margouillats", véritable intermédiaires qui racolent les justiciables, allant jusqu'à leur faire passer des message du genre : "inutile de prendre un Avocat, c'est le juge qui rend la décision."
Tout se monnaye : un mandat de dépôt à délivrer contre son ennemi ou concurrent, une mise en liberté provisoire, une relaxe, la disparition d'un dossier gênant, etc. Certains Avocats sont parties prenantes de ces réseaux et portent des valises d'argent aux Magistrats; d'autres encore sacrifient les intérêts de leurs clients en entrant en collusion avec la partie adverse.
Pourtant c'est à l'Ordre des Avocats que doivent aller les rares félicitations à prodiguer : investi d'un pouvoir disciplinaire sur ses membres, cet Ordre professionnel ne s'est jamais dérobé à ses responsabilités en prononçant des sanctions fermes à la mesures de fautes commises. Ses efforts d'assainissement sont cependant souvent réduits à néant par une Cour d'Appel laxiste qui remet presque systématiquement à néant les sanctions prononcées.
Ce qui se passe dans nos palais de justice est à l'image de la gangrène qui ronge la société ivoirienne, qui va à la dérive, sans que personne, au sommet ne s'en inquiète.
Les ivoiriens ont touché le fond de la pauvreté, voire même de la misère morale, eux qui sont prêts à tout pour de l'argent, y compris à sacrifier père, mère et patrie. On a même fini par s'habituer au racket et autres exactions quotidiennes des forces du désordre institutionnalisé par un pouvoir mort-né depuis que celui qui l'incarne a eu la bêtise de proclamer le jour même de sa prestation de serment qu'il avait été "élu dans des conditions calamiteuses" sans pour autant en tirer la seule conséquence logique. Jugeant sans doute que cela ne suffisait pas, notre Gbabson national s'est employé, à consciencieusement détruire - il appelle cela "démystifier" - le pouvoir, apparaissant comme un roi nu, se montrant pieds-nus dans une chambre présidentielle au lit défait et demandant à sa fille de le chausser avant que "ces blancs ne (le) prennent pour un sauvage". Trop tard, il y avait dans cette scène choquante trop de symboles pour qu'elle ne l'achève pas, et avec lui le peu d'autorité qui lui restait.
Le président que j'ai élu - il serait temps de m'interroger sur le bien fondé de ce choix, mais c'est là une analyse douloureuse que je redoute, de peur de me convaincre d'avoir eu tort - a ensuite fait sienne la théorie de la "magnanite" : laisser pourrir toute situation complexe au prétexte que tout effort pour en sortir pourrait déboucher sur une autre situation encore plus difficile. Pourquoi donc réprimer des agents de police véreux, tueurs, assassins de chauffeurs qui refusaient de se laisser racketter à coup de 500 FCFA alors qu'ils pourraient retourner leurs armes contre vous ? Pourquoi virer des fonctionnaires, des magistrats corrompus, avides d'argent et sans honneur alors que leurs collègues tous aussi ripoux pourraient - plus par trouille que par solidarité - fomenter quelque grève aux conséquences imprévisibles ? Pourquoi sanctionner des médecins qui ont froidement assassiné des dizaines d'ivoiriens, par un refus délibéré de soins maquillé en grève?
Sa devise est : "laisser pisser " ; surtout, ne rien faire, car le temps, dit-il souvent à contretemps, est un autre nom de Dieu. Tout comme la Justice, l'honneur, la Gloire, mais ces notions doivent lui paraître bien exotiques au milieu de ses magnans...
Il faut se résoudre à la triste réalité : nous ne sommes pas gouvernés, et aucune de ses excuses habituelles (la litanie de la guerre, du gouvernement de rebelles, etc) ne tiennent la route : le pouvoir ne se résume pas à entretenir et protéger une cour de rapaces, à distribuer des prébendes et à laisser le peuple croupir sans espoir dans une misère sans nom.
Mais c'est peut-être ici le cœur du problème : S'il nous a convaincus d'être un opposant, KOUDOU est-il seulement fait pour le pouvoir?

21/02/2008

Souvenirs : 18 fevrier 1992

9a191c997af7aeaa7dd26326792c3490.jpg47a8c027668ee16a02b1eb1f5ebea19f.jpg18 février 1992. Une date qui restera sans doute longtemps encore dans ma memoire. ADO est au pouvoir, une marche est déclenchée pour protester contre la tuerie et les barbaries perpétrées contre les étudiants de Yopougon et surtout l'attitude désinvolte du vieux, qui refuse de sanctionner les coupables courageusement désignés par l'un des seuls incorruptibles qu'ait jamais connu ce pays, le Juge HOGUIE Camille. Wodie et les autres planqués en politique se débinent, Koudou et Simone restent et marchent en tête.

La suite, on la connait. Koudou échappe a un assassinat, la balle qui lui était destinée le rate et après avoir ricoché sur le macadam, fait éclater la rotule d'une dame qui le suivait. Traque, arrête et sauvagement battus il manque encore d'y laisser sa vie. Simone est encore plus touchée. Puis vient l'accusation, grotesque et puérile des juristes du PDCI, qui ne trouvent rien d'autre que de pondre, dans la précipitation, la fameuse Ordonnance no 92-80 du 17 février 1992 portant répression de certaines formes de violence, réplique de la loi française anti-casseurs qui instaure, contre tous les principes juridique, une responsabilité pénale du fait d'autrui, l'instigateur d'une marche devenant pénalement comptable des dégâts survenus pendant la marche, autant dire causes par les infiltres.

Cette ordonnance, forgée a posteriori pour les besoins de la cause et prétendument signée la veille de la marche par un président Houphouët-Boigny déjà bien malade et a l’étranger, n'était en réalité qu'un faux grotesque, une véritable forfaiture de la part de Ouattara, qui démontrait déjà sa propension a recourir a la contrefaçon et aux raccourcis de toutes sortes pour parvenir a ses fins. Seul un esprit profondément malhonnête et amoral pouvait en effet tomber aussi bas.

Prise après les évènements mais antidatée, cette ordonnance constituait le fondement de la poursuite alors que, n’ayant jamais été publiée, elle ne pouvait être opposable aux prévenus. Coincé par l’évidence, Ouattara a donc du y renoncer pour faire recours a la co-action, notion totalement inapplicable a la cause, mais que nos juges, encore une fois, se sont empressés de retenir : l’ordre était d’emprisonner, ils l’ont fait, mais avec Gbagbo, la loi, leur indépendance et leur crédibilité se sont aussi retrouvées a la MACA.

Le procès, j’y étais. C’est la que pour la première fois j’approchais Gbagbo. Homme de grand charisme, revêtu d’une autorité naturelle ( ?), ses qualités d’orateur ont cantonné le collectif d’Avocats aux batailles sur les questions de procédure et de droit. Une fois qu’il eut parlé, il n’y avait plus « match ». Je revois Mme MAZOIN Thérèse, complètement dépassée par les événements, laisser transparaître une certaine panique lorsque le premier Avocat achève sa plaidoirie en citant Esaie 10 : « Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, Et aux magistrats qui transcrivent des arrêts injustes, Pour refuser justice aux pauvres, Et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple »

Tel Joseph, Gbagbo entrait dans l’épreuve. Il en ressortira vivant, grandi et parviendra au pouvoir.

Laurent, Koudou, Gbagbo, qu’as-tu fait de ce temps ou, comme Joseph, Dieu t’éprouvait et t’équipait pour conduire son peuple dans l’ordre et la Justice ?

Ephésiens 5:14 C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera.

16/02/2008

Ou l'on reparle des tueurs en blancs...

487465c8e5d948dc412b60ec22055da7.jpg La signature d'un décret présidentiel sur le recrutement de 400 médecins nous aura donne l'occasion de revoir le triste Magloire Amichia et sa cohorte de tueurs en blancs, fraternisant avec le Grand Koudou a travers moultes 'A-ayoka' et autres sourires de Juda...
Ce Magloire (Seigneur, quel prénom pour ce triste Sire!) et ses semblables n'ont décidément rien retenu comme leçon de leur dernier fait d'armes, cette grève sauvage et totalement stupide, sans service minimum, qui a renvoyé ad patres des dizaines de pauvres ivoiriens. D'ailleurs, que pourraient ils en apprendre quand finalement, aucun d'entre eux n'aura été inquiété? Ah bien sur, ils sont venus demander pardon, et le Grand Koudou leur a fait grâce, semble-t-il. Mais, Koudou, qui t'a investi juge en ce pays? Qui t'a donné le droit de transiger et passer en pertes la vie de ceux qui te nourrissent de leurs impôts, en t'arrogeant le droit considérer leur mort ou celles de leurs enfants comme "ça ne fait rien"? Déjà, la transaction douteuse passée avec les tueurs du Probo Koala avait fait plus d'un mécontent, et voila qu'a nouveau, il remet cela.
Bien sur, cette fois,Koudou a rejeté la demande scandaleuse de Magloire et de sa bande de carabins de gracier leur collègue d'Abobo, qui aurait laissé mourir une parturiente et son enfant, parce qu'elle ne pouvait lui verser la somme d'argent qu'il aurait réclamé avant de l'opérer. Mais pour combien de temps? On se souvient en effet qu'il promettait il n'y a pas longtemps de poursuivre ce meme Magloire!
Il est scandaleux que quelques mois après avoir tué ses concitoyens en parjurant son serment, Magloire revienne narguer le peuple pour réclamer a ce stade, l'absolution du médecin d'Abobo. Tout aussi scandaleuse est la pitoyable justification de leur grève assassine sur leur site (http://www.synacassci.org). Mais peut-on en être surpris lorsque l'on sait, comme Magloire, qu'a faire TOUT ce que l'on veut dans ce pays, l'on ne risque rien ?

Juges 17:6 En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon.

15/02/2008

Pour Joelle

6831cf13deebf443581453932d2488e7.gifElle est partie. Je voyais toujours une certaine tristesse. Maladie ou mal-être? On la disait marquée au fer rouge par une cruelle déception amoureuse. De la ou elle se trouve a présent tout cela doit lui paraitre bien insignifiant. Cette vie brisée en plein élan m'a inspiré ces soupirs en forme d'acrostiche. Pour Joëlle.



Je m’en suis allée en ce jour de baisers
Ou se (re)nouent les serments d’amour-toujours
En Son sein, me voici transportée
Levé le rideau, tombé le masque, rangés paillettes et détours
Lui me rend la paix qui de moi s’était éloignée
Et Sa vie s’offre a moi, sans souffrances ni désamours.

Sort amer, de toi je suis maintenant détachée
Enfin libérée de ta geôle et heureuse des ce jour
Kora, maracas, chœurs amis et aimés
A jamais, à bientôt, à toujours.

02/02/2008

DEBY passe à la caisse !

c97361056417dc847b9e1a1729ec9be1.jpg La France, fidèle à elle-même, ne changera jamais sa manière de s'asseoir. Chien c'est chien dirait l'autre. Les derniers développements, fulgurants, de la guéguerre entre Idriss Déby et les rebelles du Nord (quelqu'un pourra-t-il un jour m'expliquer pourquoi toutes les rebellions partent du Nord ?) viennent de le démontrer avec éclat.
La France, alliée inconditionnelle de ce régime, vient de le lâcher sans préavis en s'abstenant de lui porter la moindre assistance pour contrer la progression annoncée de la colonne de plus de 300 pick-up qui s'acheminait tranquillement vers N'Djaména depuis quelquues jours. "Service minimum" distille l'Elysée par la bouche des mêmes "africanistes" ou autres "stratégistes" de Paris. C'est la conséquence - et Mogoni ne s'en cache pas - de la fronde du Président Tchadien qui a a osé lui tenir tête en exigeant que les kidnappeurs français de l'Arche de Zoé soient jugés sur place : entre contenter un suzerain et mécontenter sa population, Déby avait vite fait de choisir et personne de censé ne lui en ferait le reproche.
Mais voilà, il y a bien longtemps que la France a perdu tout bon sens pour réagir, devant les contrariétés de la vie politique, au gré des sentiments plus ou moins passionnels de ses présidents : j'ai entendu récemment dans un documentaire que lors de la crise en Nouvelle Calédonie, Chrirac n'avait choisi rien d'autre que de faire exploser bombe non-conventionnelle dans la grotte d'Ouvéa ! De quoi fermer le bec à tous ces Kanaks qui avaient osé se rebeller contre la "mère-patrie", bande d'ingrats! Ici même, dans notre chair, le même Chirac a laissé des traces indélébiles en faisant abattre de sang-froid nos concitoyens après avoir ravagé notre flotte aérienne, toujours de la manière la plus sauvage ! Qui disait que la passion est Nègre et la raison Hélène ?
Voilà que Mogoni s'inscrit lui-aussi dans la même lignée en recourrant à la force pour se débarasser d'un président qui décidémment, a lui-même perdu le sens de ses intérêts en osant dire NON !
Mor(t)alité : Gbagbo, Koudou, Laurent, fais-attention dèh!!!! Les blancs n'ont pas fini avec nous ! Ils n'accepteront JAMAIS ce qu'ils considèrent comme un affront. Leur fureur est d'autant plus grande que tout ce qu'ils ont fait jusqu'à ce jour pour tenter de se venger s'est soldé par des échecs aussi cuisants les uns que les autres.

A bon entendeur, SALUT !

P.S : Que ceux qui s'inquiètent de la grandeur de la France, du déploiement de l'Eurofor et autres couillonades se rassurent : Mogoni a pris les accords nécessaires avec les rebelles ou plus exactement ave leur parrain soudanais : conserver sa position sur ce territoire stratégique et assurer la mise en oeuvre de ses rèves "humanitaires" au Darfour contre la liquidation de DEBY, ennemi juré de Khartoum.

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