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25/07/2008

La basilique de Bongo

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Saura-t-on jamais ce qui pousse vraiment les autocrates africains à se muer, à la fin de leur vie, en batisseurs de cathédrales ?
Après Houphouet et sa basilique, voila que notre rigolo de service, l'inénarrable Omar (ex-Albert) Bongo se pique de vouloir bâtir sur les collines de Libreville, une basilique capable d'accueillir plus de 4500 fidèles, et d'une valeur de +70 millions de dollars.
Bongo veut-il, par cette action d'éclat se racheter de ses nombreux péchés y compris celui d'avoir apostasié en se convertissant à l'Islam ou bien souhaite-il ajouter un dernier péché d'orgeuil à son existence, en voulant laisser une trace de son passage sur cette terre ?
Dieu seul le sait !
En attendant, c'est le contribuable Gabonais qui prendra en plein dans les gencives cette opération de (tentative) de réconciliation au sommet...

21/07/2008

Partenaires et adversaires tremblent

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Depuis quelques semaines, les dirigeants des satellites de la nébuleuse du café et du cacao « libéralisés » du pays croupissent à la MACA, victimes (résignées ?) de « l’homme le plus puissant de la République », un juge d’instruction qui a décerné mandat de dépôt à leur encontre.
Qui trouverait à redire à ce qu’enfin, lâchées au sommet, ces personnalités répondent enfin des actes qui leur sont reprochés devant la justice ?
Personne, ci ce n’est que la forme, gardienne du droit, semble avoir été sacrifiée dans cette affaire, par un procureur directement cornaqué par le Palais de la Présidence et qui semble pressé, trop pressé, ainsi que par un Juge d’Instruction qui semble manquer de sérénité.
A cet égard, l’on peut s’interroger sur le fait qu’à ce jour, aucun fait précis et chiffré n’ait été notifié à la plupart des détenus, de sorte qu’il ne pèserait sur eux que de simples « présomptions » qui se révèlent difficiles à transformer en preuves.
Les gesticulations du Parquet et de l’Instruction venant de se traduire par une décision de procéder (trop tard ?) à un audit qui aurait du être préalable à toute inculpation, démontrent à souhait que la Justice n’aurait pas trouvé, à ce stade de ses investigations, de quoi justifier les poursuites engagées et encore moins la privation de liberté infligée à ces animateurs de la filière, qui étaient encore récemment de généreux pourvoyeurs de fonds.
Par ailleurs, hormis les faits – graves – et apparemment établis reprochés aux acteurs du scandale Fulton, et d’autres cas possibles de détournements et de dissipations dont les auteurs auraient manqué de « tact », le procès fait à ces dirigeants et simples employés de la filière – notamment les DAF – risque de se heurter à un obstacle majeur, à savoir que tous les décaissements semblent ENTIEREMENT justifiés, tant du point de vue de leur ordonnancement que de celui de leur exécution.
En effet, les procédures mises en place incluaient l’Etat lui-même, représenté par les Ministres de tutelles et les Conseils d’Administration, qui ont tous approuvé et autorisé les décaissements qui ont ensuite été exécutés par les DG et DAF.
Quid donc les ministres qui ont autorisé ces décaissements ?
D’un autre côté, il est patent que certains de ces dirigeants se sont insolemment enrichis sans que leurs biens et avoirs ne puissent être expliqués par le niveau – très élevé – de leurs traitements. Même si l’on doit conclure qu’ils ont sans doute prélevé quelques « arachides » au passage, qui pourrait s’en étonner dans un tel contexte ?
L’instruction en cours, si elle n’est pas dévoyée ou maquillée pourrait révéler au grand jour un vaste système globalisé de financement occulte non seulement du pouvoir et de ses satellites mais sans doute aussi de certains partis politiques.
Faisons deux paris, sans doute naïfs :
1. Après l’avoir rempli des partenaires du pouvoir, le Juge d’Instruction pourrait bientôt inviter à la MACA certains de ses adversaires : qui s’en plaindrait ?
2. Les élections passées – pas question de régler cette affaire avant et mécontenter le peuple – la classe politique, mouillée dans son ensemble - pourrait envisager de façon unanime que sacrifier ces quelques milliards en pertes (pour les paysans) et profit (pour elle) sur l’autel de la réconciliation nationale serait salutaire pour la nation.


Pour capturer des bandits il faut commencer par capturer leur roi.

Proverbe chinois

19/07/2008

Où l’on reparle d’un RDR civilisé (?) et d’impôts

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En choisissant de sortir de l’invective, des menaces et de la violence auxquelles il nous avait habitué, le RDR a, semble-t-il, amorcé une mue a laquelle certains de ses militants l’invitaient depuis longtemps, en vain. Les récents échanges haineux entre sa Direction politique et Alpha Blondy, par presse interposée ont encore montré a quel point la métamorphose était difficile.

Pourtant, en adoptant une position pédagogique et documentée pour suggérer, de façon responsable a l’Etat, la manière qui lui paraissait la plus appropriée pour aborder la hausse inéluctable du coût du carburant par une baisse de la fiscalité grevant ce secteur, le RDR a démontré sa capacité nouvelle a se comporter en parti civilisé.

La démonstration et surtout la publication des structures comparées des prix du carburant dans la sous-région ont en outre eu un effet « bœuf » sur le consommateur, qui se rend compte a présent que l’Etat le « pompe » littéralement en lui imposant sur le carburant des taxes multiples et très élevées, qui ne sont en réalité que l'expression, propre a ce secteur, d’une escalade fiscale intolérable touchant tous les domaines d'activité.

Selon la proposition du RDR, l’Etat avait en effet le choix entre réduire ses propres taxes et donc supporter seul la cure d’amaigrissement imposée par la hausse mondiale des cours du pétrole ou répercuter cette hausse en tout ou partie sur des consommateurs déjà appauvris par des années de récession dues notamment a la guerre (endossée par le RDR, le PDCI et la rébellion réunis au sein du RHDP) et excédés par une fiscalité d’autant plus injuste qu’elle consiste en des prélèvements aveugles sans aucune contrepartie.

L’Etat en effet ne fournit plus aucun service en compensation des impôts qu’il arrache aux citoyens, chaque ivoirien devant assurer lui-même sa sécurité, sa santé, et l’éducation de ses enfants !


Le prélèvement d'impôts au-delà du strict nécessaire constitue un vol légalisé.

Calvin Coolidge

Le monde a l’envers ?

L’on vient d’assister, à la faveur de l’augmentation du coût du carburant à la pompe et des remous sociaux qui en découlent, à un curieux échange de procédés ou de doctrine syndicale entre deux centrales emblématiques du pays.

D’un cote, la centrale historique UGTCI, ancienne section du PDCI, dont la doctrine sociale a toujours repose sur le syndicalisme de participation, consistant a éviter les positions radicales et a privilégier le dialogue dans la recherche de solutions aux crises opposant les partenaires sociaux, vient de faire sa mue. C’est bien la première fois – sauf erreur – que l’UGTCI appelle à une grève sauvage – sans respecter le préavis légal – dans un litige l’opposant directement à l’Etat.

D’e l'autre, l’énergique Mahan Gahe et son syndicat DIGNITE, pourfendeur des « oppresseurs » des travailleurs et bête noire des entrepreneurs a raison de sa brutalité et de son extrémisme en cas de conflit social vient de se trouver une âme de sauveteur de l’Etat, en appelant ouvertement les travailleurs a ne pas aller en grève…

Deux questions se posent : dans les mêmes circonstances et si le PDCI était encore au pouvoir :

- l’UGTCI aurait-elle appelé à une grève?
- DIGNITE aurait-il été aussi modéré ?

Cette situation inédite nous rappelle simplement que les syndicats ne servent pas que les intérêts de leurs membres…

18/07/2008

Silence !

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Depuis une semaine, l’actualité nationale est marquée par les mouvements d’humeur persistants des transporteurs, commerçants et consommateurs, en réaction a l’augmentation, réellement irresponsable et provocatrice des coûts du carburant.

Alors que l’Etat gabegiste de Gbagbo peine à faire passer cet anaconda dans les gosiers de plus en plus rétrécis des ivoiriens, ceux-ci continuent de marquer leur refus définitif de cette nouvelle injustice en entreprenant des mouvements de grève largement suivis.

Tout le monde le voit, tout le monde en parle, sauf Theo, Yapo et les autres qui, dans ce village sont habituellement prompts à parler de tout, et surtout des autres que les locataires actuels du Palais…

La citation qui suit serait-elle vérifiée en ce qui les concerne ?

Ce qui, en fin de compte, détermine les opinions, ce sont les sentiments, non les facultés intellectuelles.

Herbert Spencer

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