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22/09/2008
L'Affaire M'Beki : un coup d'Etat francais
La France tient enfin sa revanche : elle vient de reussir d'une pierre trois coups :
1) faire cesser les enquêtes encombrantes et humiliantes de la Justice Sud Africaine contre les opérations de corruption dans l'acquisition des marches d'armement menées par son porte-flambeau en la matière, la société Thalès, anciennement Thomson-Csf, qui s'est déjà rendue tristement célèbre dans la fameuse affaire des frégates vendues a Taïwan,
2) mettre au placard le Président M'Beki, celui dont le soutien intelligent et déterminé a la Cote d'Ivoire a fait échouer son plan de reconquête coloniale et toutes ses stratégies de destruction meurtrières,
3) remettre en selle son agent, Jacob ZUMA, celui qui pour 60.000 Euros de "pourboire" annuel, s'était engagé a protéger de toutes poursuites judiciaires les petites affaires sales d'armement dans son propre pays.
En acceptant un salaire d'une puissance étrangère, au détriment de son honneur, de son passé de militant de l'indépendance et de celui de la Justice de son propre pays, Jacob ZUMA est devenu un Agent de la France.
C'est sans doute a cette dernière qu'il doit la surprenante décision de non-lieu qui lui a permis d'obtenir de son parti le renvoi pur et simple de celui qui avait osé, par principe, exiger de lui qu'il démissionne de sa fonction de vice-président pour répondre des accusations qui pesaient contre lui.
Si ce ZUMA parvient au pouvoir en 2009, la Cote d'Ivoire aura perdu son soutien le plus déterminant en Afrique et pourrait faire face a une autre offensive de reconquête française..
L'Afrique digne vient de prendre un sale coup !
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Oser se faire respecter (2)
Wade, le vieux singe de Dakar, a décidé de montrer à Sarkozy qu’il ne s’appelle pas Gbagbo.
Les dernières pressions de Paris sur le Sénégal, en forme de mandats d’arrêt internationaux visant de hautes personnalités de l’Etat sénégalais, en fonction lors du drame du Joola viennent de provoquer l’ire de Dakar.
Wade lance une contre-offensive cinglante en poursuivant a Dakar a la fois le juge français émetteur des mandats pour forfaiture et les premier ministre et ministre de l’intérieur français, jean-louis Raffarin et Dominique de Villepin, pour leur responsabilité présumée dans la mort de deux sénégalais, « braisés vifs » dans l’incendie de leur hôtel parisien alors qu'ils étaient aux affaires.
La logique du Goorgui est implacable : la responsabilité des politiques sénégalais recherchée par Paris dans la survenance du drame du Joola est de même nature que celle que Dakar impute a son tour aux politiques français dans les incendies (criminels ?) a répétition qui ont causé des victimes africaines et notamment sénégalaises dans la capitale française.
Si Paris poursuit Dakar, Dakar peut aussi poursuivre Paris.
Des Ivoiriens sont aussi morts dans ces incendies, mais on le sait désormais: en Cote d’Ivoire on se fiche des Ivoiriens que la France peut assassiner impunément !
Il ne dépend pas de nous de n'être pas pauvres, mais il dépend toujours de nous de faire respecter notre pauvreté.
Voltaire
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